
“Renforcer l’accès au logement social pour les premières lignes, ceux qui font tenir cette ville”, souhaite Emmanuel Grégoire
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18 mars 2026scandale du périscolaire, logement, moments de tension… Ce qu’il faut retenir du débat entre Rachida Dati, Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou
Emmanuel Grégoire est arrivé en tête du premier tour des élections municipales à Paris, se qualifiant au second tour du scrutin au cours duquel le candidat socialiste affrontera Rachida Dati et Sophia Chikirou ce dimanche.
À quatre jours du second tour des élections municipales à Paris, Sophia Chikirou, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire ont débattu sur BFMTV ce mercredi 18 mars. Les trois candidats à la mairie de la capitale ont échangé durant près de deux heures sur la sécurité de la capitale, les scandales d’agressions sexuelles dans le périscolaire et les campements de migrants.
• Rachida Dati cible Emmanuel Grégoire sur le périscolaire et dénonce le « plus gros scandale pédocriminel »
La candidate soutenue par Les Républicains, Rachida Dati, a déploré « le bilan catastrophique » d’Emmanuel Grégoire qui « a dirigé cette ville avec Anne Hidalgo », en tant qu’adjoint. Elle accuse le candidat de la gauche, arrivé en tête du premier tour, d’être « responsable du plus gros scandale pédocriminel dans le périscolaire » dans la capitale.
« Les parents nous les avons reçus. Qu’a fait Emmanuel Grégoire depuis 2015? Rien. Si je suis maire de Paris demain, je recevrai toutes les familles concernées, nous allons les accompagner », promet Rachida Dati.
Le candidat soutenu par le PS estime que « ça touche tous les secteurs qui accueillent des enfants à Paris et dans d’autres villes. On va tout remettre à plat », promet Emmanuel Grégoire.
Il veut « remettre en place immédiatement un contrôle interne et externe de certification de contrôle, d’évaluation et de suivi dans la durée » et prendre « des mesures pour mieux organiser le volet ressources humaines sur lequel il y a des choses à renforcer ».
« J’ai immédiatement agi à la demande de parents d’élèves à l’automne dernier. J’ai déposé une proposition de résolution pour une commission d’enquête sur le périscolaire en France et à Paris pour faire la lumière sur les mauvaises décisions prises et l’inaction qui ont mené à un système qui a abouti à la mise en danger des enfants », estime, de son côté, Sophia Chikirou.
• Des « accointances » entre Sophia Chikirou et Rachida Dati? Les candidates critiquent la position d’Emmanuel Grégoire
Nouvelle passe d’armes entre les trois candidats à la mairie de Paris. Rachida Dati et Sophia Chikirou déplorent les « accointances » supposées entre elles, avancées par Emmanuel Grégoire.
« Les deux qui se connaissent, genre les deux Arabes qui se connaissent », regrette la candidate soutenue par Les Républicains. Une référence à une interview d’Emmanuel Grégoire sur CNews en janvier dernier. Le socialiste avait affirmé concernant Rachida Dati et Sophia Chikirou: « tout le monde connaît leur relation, tout le monde connaît leurs accointances, y compris avec la justice d’ailleurs ». Une phrase également dénoncée par Sophia Chikirou.
« Je lui en avais parlé, ça m’a fait beaucoup de mal de prétendre que j’ai des accointances avec madame Dati, je suis sa principale opposante », avance la candidate LFI.
Pour cette dernière, il s’agit de « quelque chose qui renvoyait dos-à dos deux personnes aux origines de l’autre côté de la Méditerranée ».
« Vous vous doutez bien que oui, c’est mon genre de dire ce genre d’horreur », a répondu ironiquement Emmanuel Grégoire. Il pointe une « obsession à me cogner dessus très très fort » et accuse Sophia Chikirou et Rachida Dati de s’être « croisée dans (leur) vie politique au moment de Nicolas Sarkozy ». « Jamais », leur répondent les deux candidates, d’une même voix.
Le candidat soutenu par le Parti socialiste pointe aussi « le sujet de relation à la probité et à l’honneur qu’impose la fonction de maire » et rappelle que Sophia Chikirou et Rachida Dati sont « toutes les deux renvoyées en correctionnelle ».
• Emmanuel Grégoire critique une « discussion d’arrière-cour » entre Rachida Dati et Sarah Knafo
Emmanuel Grégoire observe que « pour la première fois, l’extrême droite a franchi la barre des 10% » lors du premier tour des élections municipales à Paris, une référence au score de la candidate Reconquête, Sarah Knafo. « Ça doit nous alerter », poursuit le candidat de gauche. Il déplore une « discussion d’arrière-cour » dans le retrait de Sarah Knafo. Une décision qui « permet » à Rachida Dati « après le rapprochement avec Pierre-Yves Bournazel, d’éliminer l’extrême droite pour obtenir de facto leur soutien ». « Une faute morale », selon Emmanuel Grégoire.
• « Couper dans les budgets des services publics »: Sophia Chikirou dénonce une « obsession de Rachida Dati »
De son côté, la candidate de La France insoumise, Sophia Chikirou, demande à ceux qui « dirigent la ville depuis 25 ans » d' »assumer la totalité des conséquences de leur politique qui sont basées sur une seule chose: couper dans les budgets des services publics ». Pour Sophia Chikirou, il s’agit d’une « obsession de Rachida Dati ».
• Rachida Dati accuse la mairie de Paris de « refuser » l’installation de caméras de vidéosurveillance
Emmanuel Grégoire et Rachida Dati ont eu un vif échange sur la sécurité dans Paris.
« Il y a des caméras que la maire de Paris nous refuse. Vous êtes au courant de ce qui se passe sur le Champ-de-Mars? Des agressions sexuelles tous les jours », a d’abord lancé la candidate soutenue par Les Républicains.
« Les caméras de vidéo-protection à Paris sont de compétence exclusive du préfet de Paris. Les caméras sont installées à la demande du préfet de police, la ville a choisi d’apporter son appui financier », répond Emmanuel Grégoire. Ce dernier estime que les caméras « ne sont pas un outil magique mais il peut être utile en résolution ».
• Emmanuel Grégoire promet « 0 enfant à la rue dès 2026 »
Sophia Chikirou estime être « la seule à avoir pris l’engagement financier d’augmenter le budget de la lutte contre la misère et la pauvreté ». La candidate LFI pour la mairie de Paris plaide pour la « construction d’un centre d’hébergement de premier accueil », notamment à destination des personnes sans-abris dans le quartier Jean-Jaurès.
Sur ce sujet, Emmanuel Grégoire admet « un point commun avec Sophia Chikirou ». Il regrette que ces personnes ne soient « pas éligibles à un hébergement d’urgence déjà saturé ». « J’ai annoncé (…) que la ville fasse à la place de l’État la mise à l’abri de ces personnes », rappelle Emmanuel Grégoire. « La promesse, c’est 0 enfant à la rue dès 2026 », répète le candidat soutenu par le PS sur notre plateau.
« Monsieur Grégoire, comme Madame Hidalgo, c’est leur bilan, ils sont dans le déni », pointe, de son côté, Rachida Dati. « Les associations fournissent les tentes, ils les laissent dans cet état indigne. Je demanderai au préfet de région de pouvoir prendre en charge ces personnes dans de l’hébergement en Île-de-France », poursuit la candidate LR.
• « Baisser les prix », « lutte contre la spéculation », retour de logements sur le marché… Les propositions de Rachida Dati, Sophia Chikirou et Emmanuel Grégoire sur le logement
Les candidats ont aussi abordé la question du logement à Paris. « Il est urgent de baisser les prix » des loyers à Paris, exhorte Sophia Chikirou qui appelle à « aller plus loin dans l’encadrement des loyers » qui n’est pas toujours respecté à Paris. Emmanuel Grégoire veut, lui, « se battre contre la spéculation immobilière, « s’inquiétant d’appartements en Airbnb permanent ».
Rachida Dati prévoit de son côté une exonération de la taxe foncière pendant cinq ans des logements sortis des étiquettes énergétiques G ou F qui ne peuvent pas être actuellement vendus sans travaux de rénovation.
• Emmanuel Grégoire s’en prend au bilan de Rachida Dati dans le 7e arrondissement, « celui qui a perdu le plus d’habitants »
Rachida Dati observe qu’Emmanuel Grégoire est « l’héritier du bilan » d’Anne Hidalgo. Emmanuel Grégoire se défend, invoquant l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques ou encore la baignade dans la Seine.
Le candidat soutenu par le PS dit « n’avoir pas encore pu tout faire ». « J »espère avoir un mandat de plus pour continuer à transformer la ville », poursuit-il avant de s’en prendre au bilan de Rachida Dati, maire du 7e arrondissement depuis 2008.
« Quel est l’arrondissement qui a perdu le plus d’habitants? Le vôtre, moins 9.000 habitants. Quel est l’arrondissement qui a fait le moins de pistes cyclables? Le vôtre, seulement deux. Quel est l’arrondissement qui a fait le moins de rues piétonnes? Le vôtre, seulement deux. Votre stratégie, c’est l’immobilisme: rien faire et cacher la misère », attaque Emmanuel Grégoire.
Source : www.bfmtv.com

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