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19 mars 2026Municipales 2026 à Alès, Christophe Rivenq : « On a quand même un bon bilan même si tout n’est pas parfait »
Sans confiance excessive, mais sûr du travail effectué, Christophe Rivenq, le maire sortant, se prépare au combat du second tour.
Le ton est grave. L’attitude qui pouvait, parfois, s’apparenter à de la suffisance, a disparu. Dans son bureau, où les dossiers s’empilent, Christophe Rivenq, le maire sortant d’Alès, livre une analyse lucide du premier tour et évoque, sans rodomontade, le scrutin de dimanche.
À froid, quelle est votre analyse de ce premier tour ?
Je suis satisfait. J’arrive en tête avec 7 points de plus que mon concurrent. Mais j’aurais aimé faire davantage. On pensait arriver à 40 % des suffrages. Je ne voyais pas le RN aussi haut. La gauche recule : 25 % contre 30 % il y a six ans. La liste Infantes fait un score honorable. Je retiens que j’arrive en tête, ce n’est pas le cas de toutes les villes de la région pour les sortants.
Avez-vous été surpris du taux de participation relativement bas ?
C’est une surprise. Un Alésien sur deux ne s’est pas déplacé. Nous sommes dans la moyenne nationale mais c’est surprenant. Il y a des questions qui se posent aujourd’hui sur l’usage de la démocratie par les Français. Le maire a longtemps été l’élu le plus apprécié. Ce n’est plus tout à fait le cas. Je suis tout de même rassuré par le score obtenu par la liste que je porte, même si, une fois de plus, je me dis qu’on pouvait faire, peut-être, mieux.
Aviez-vous envisagé le retrait des deux listes de gauche et de la liste Infantes ?
Je n’ai rien demandé et je n’ai reçu aucune demande d’aucun candidat. Je salue cette décision courageuse des trois têtes de liste qui donnera de la clarté au second tour. Je précise qu’il n’y a pas eu de négociations pour organiser ces retraits. Aucun membre d’aucune liste ne va se retrouver dans mon équipe. D’abord ce n’est pas très sérieux pour les gens qui se sont engagés depuis le début auprès de moi, ensuite, la liste n’a pas été modifiée. Les bulletins de vote étaient déjà édités.
Comment expliquez-vous le score élevé du RN que personne n’avait prédit ?
Effectivement avec 25 % des suffrages, on peut dire que c’est un score élevé. En 2020, le RN, c’était 8 %. Je l’explique par la période de transition municipale dans laquelle on est. Il y a aussi un ras-le-bol de la population, un sentiment d’insécurité que j’entends. On avait intégré ces éléments dans la campagne. On fait beaucoup pour la sécurité. On a de bons résultats puisque les chiffres fournis par l’État montrent une baisse significative de la délinquance. Après il y a le sujet sur la drogue pour lequel on n’a que peu de prise. On travaille avec les autorités, le parquet, mais, je le répète, on n’a pas la main sur ce domaine. La sécurité, c’est le domaine de l’État.
Regrettez-vous la prééminence du thème de la sécurité dans la campagne ?
Oui, certainement. Si la sécurité est très importante, il faut aussi prendre en compte des sujets tout aussi essentiels. Sur la santé, on ne peut pas douter de mon engagement sur ce thème. Le cœur de Ville. Oui, il souffre puisqu’on consomme moins. Pourtant, en matière de parking, de services publics, de navettes, nous avons des atouts. Nous venons de signer six implantations de boutiques dans le centre. Et on discute pour d’autres.
Comment vous projetez-vous pour Alès Agglo ?
Si le maire d’Alès n’est pas le président de l’agglo, il y aura des conséquences financières importantes. Le logement, la santé, le développement économique, l’eau, l’assainissement… ne font plus partie des compétences des mairies. Nous avons réalisé des choses essentielles pour le territoire. On a quand même un bon bilan, même si tout n’est pas parfait. Ce sont les chiffres de l’Insee qui le disent, pas moi. Entre 2017 et 2023, on a eu 5 000 nouveaux habitants. 46 % d’entre eux ont entre 20 et 39 ans. Ils sont diplômés et ont des enfants. Oui, notre ville attire.
Un candidat confiant, mais sans optimisme démesuré
Comment voyez-vous le second tour ?
Bien. Je suis malgré tout confiant mais sans optimisme démesuré. Je pense, avec l’équipe avoir travaillé dans l’intérêt général et co-construit un projet solide avec les Alésiens.
Source : www.midilibre.fr

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