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GIUSEPPE CACACE / AFP
Photo d’illustration d’un cargo photographié au large de la ville côtière de Fujaïrah, dans le détroit d’Ormuz, au nord des Émirats, le 25 février 2026.
Dans le Golfe, la guerre ne se joue plus seulement sur des positions militaires. Elle s’est déplacée vers un autre terrain : celui de l’énergie. Au cours de la nuit de mercredi à jeudi, plusieurs explosions ont visé des sites stratégiques dans la région à l’initiative de l’Iran.
Au Qatar, un complexe gazier clé a été touché provoquant « des dégâts considérables ». En Arabie saoudite, des installations énergétiques ont été survolées par cinq drones, interceptés avant impact. Et d’un pays à l’autre, la même inquiétude s’installe : les infrastructures qui alimentent une partie du monde en pétrole et en gaz sont désormais directement visées.
Un peu plus à l’est, la tension s’est aussi matérialisée en mer. Un navire a été frappé dans le golfe d’Oman, déclenchant un incendie à bord, à proximité immédiate du détroit d’Ormuz. Dans cette zone étroite, où passent chaque jour des flux essentiels de pétrole, le moindre incident peut avoir des conséquences économiques au niveau mondial.
Ce basculement marque un changement de stratégie. Jusqu’ici, les frappes restaient concentrées sur des cibles militaires ou des figures du pouvoir. Désormais, ce sont les nerfs économiques du conflit qui sont visés. Quelques heures plus tôt, l’Iran avait d’ailleurs averti que le conflit pourrait s’étendre bien au-delà de la région.
« Si cela se reproduit, les attaques contre vos infrastructures énergétiques et celles de vos alliés ne cesseront pas avant leur destruction totale et notre riposte sera bien plus sévère que les attaques de cette nuit », a affirmé Téhéran dans un communiqué.
Un engrenage dangereux
À mesure que les coups se répondent, le champ du conflit s’élargit, avec un risque de propagation bien au-delà des zones de combat : les marchés de l’énergie réagissent immédiatement, les routes maritimes se tendent. Dans plusieurs pays, la question du prix du carburant est d’ailleurs revenue au premier plan.
Face à cette montée des tensions, les réactions politiques se multiplient. Sur X, Emmanuel Macron a indiqué avoir échangé avec l’émir du Qatar et Donald Trump après les frappes visant des sites gaziers. « Il est d’intérêt commun de mettre en œuvre sans délai un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, en particulier les infrastructures énergétiques et hydrauliques », a-t-il écrit, appelant à préserver « les populations civiles » et « la sécurité des approvisionnements énergétiques ».
Mais sur le terrain, le mouvement semble déjà enclenché. En s’attaquant aux installations énergétiques et aux voies maritimes, le conflit change d’échelle et touche directement l’équilibre économique mondial. Et ce d’autant plus que le détroit d’Ormuz est quasiment paralysé.
Source : www.huffingtonpost.fr

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