
Leïla Slimani
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19 mars 2026Maud Bregeon dénonce « une forme quoi qu’il en coûte électoral » devant les alliances pour le second tour
La porte-parole du gouvernement a critiqué ce jeudi sur RMC-BFMTV la « confusion » entraînée par les alliances nouées à gauche notamment en vue du second tour des élections municipales.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a dénoncé ce jeudi 19 mars sur BFMTV « une forme quoi qu’il en coûte électoral pour des postes, au détriment des valeurs et des engagements de chacun », dans l’entre-deux tours des municipales.
« On nage dans la confusion la plus totale », a-t-elle fustigé, visant notamment les alliances entre La France insoumise et le Parti socialiste dans plusieurs villes en vue du second tour ce dimanche.
Mercredi, Emmanuel Macron a mis en garde en Conseil des ministres contre les « arrangements des partis » avec les « extrêmes » des deux bords, qui « demeurent dangereux pour la République ».
Toulouse, Nantes, Limoges, Avignon, Brest, Clermont-Ferrand… Dans toutes ces communes, la progression des Insoumis a conduit les représentants socialistes à accepter divers accords avec le parti mélenchoniste, actant parfois des « fusions techniques », c’est-à-dire une liste commune mais sans soutien programmatique ni engagement à siéger par la suite dans la majorité municipale.
« Aucune hésitation possible » à Nice
Maud Bregeon a souligné qu’en parallèle, à Nice, la candidate écologiste de gauche Juliette Chesnel-Le Roux, « se maintient alors que le principal allié de Marine Le Pen est en position de gagner la ville ». Le maire Horizons sortant, Christian Estrosi, a récolté moins de 31% des suffrages au premier tour, loin derrière les 43% d’Éric Ciotti.
Tout en disant redouter une possible victoire d’Éric Ciotti, Juliette Chesnel-Le Roux n’a pas ménagé ses critiques au sortant: « après tant d’années de banalisation d’idées racistes et xénophobes, Estrosi a tracé le sillon de l’extrême droite (…) Est-ce qu’il peut réellement constituer un barrage? »
Maud Bregeon a également critiqué la position de Bruno Retailleau sur l’élection niçoise, estimant qu' »on nage encore une fois dans la plus grande confusion ». « Quand on a un parti républicain, contre un parti extrême, qu’il soit d’extrême gauche ou d’extrême droite, il ne peut y avoir aucune hésitation possible », a-t-elle affirmé.
Le patron de LR a refusé mercredi d’apporter son soutien à Christian Estrosi, laissant le choix aux électeurs « en leur âme et conscience ». « On avait un accord national avec Horizons notamment, qui comprenait Nice (mais) cette campagne a été délétère », a affirmé sur BFMTV-RMC l’ancien ministre de l’Intérieur, évoquant « l’appel à la gauche et au communautarisme » de la part du maire sortant qui compte pourtant plusieurs candidats LR sur sa liste.
Dati confortée par le retrait de Knafo
La gauche n’est pas la seule à avoir conclu des accords en vue du second tour. À Paris, Rachida Dati, soutenue par Maud Bregeon, est désormais seule à représenter la droite, après le ralliement de la liste Horizons-Renaissance de Pierre-Yves Bournazel, même s’il s’est personnellement retiré de la liste. Elle est confortée également par le retrait, « pour chasser la gauche », de la représentante du parti d’extrême droite Reconquête, Sarah Knafo, créditée de plus de 10% au premier tour.
Un soutien dénoncé à gauche. La patronne des Écologistes Marine Tondelier a ainsi ironisé sur les « arrangements de partis » dénoncés par Emmanuel Macron alors que le président soutient à Marseille « Martine Vassal (qui reprend la devise de Pétain), Rachida Dati (la copine de Sarah Knafo) et Jean-Michel Aulas (qui voulait afficher le portrait d’un fan d’Hitler sur la mairie de Lyon) ».
Source : www.bfmtv.com

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