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19 mars 2026Primes non versées par Lactalis : « On parle potentiellement d’incarcération » pour le patron Emmanuel Besnier, affirme l’avocat des salariés
Salariés et ex-salariés accusent le géant laitier d’avoir minoré leurs comptes pendant près de 15 ans et de n’avoir pas versé les bons montants de primes de participation à ses salariés.
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« C’est une infraction extraordinairement grave », affirme, jeudi 19 mars, au micro d’ICI Mayenne, l’avocat de près de 400 salariés et ex-salariés du géant laitier Lactalis, Renaud Portejoie. Ils accusent la multinationale, dont le siège est à Laval, d’avoir minoré leurs comptes pendant près de 15 ans et de n’avoir pas versé les bons montants de primes de participation à ses salariés, des montants pouvant atteindre près de 10 000 euros par salarié. Au total, la somme « représente approximativement de 500 à 600 millions d’euros qui ont été spoliés durant cette période », affirme l’avocat.
« On parle de sommes qui sont extrêmement importantes, avec un enjeu judiciaire pour Emmanuel Besnier et les deux commissaires aux comptes cités à comparaître, qui est extrêmement important », explique Renaud Portejoie. Ils sont accusés de présentation de comptes infidèles, une infraction pour laquelle « on parle potentiellement d’incarcération », avec des « centaines de millions d’euros spoliés ». « On parle de salariés qui ont été spoliés », s’indigne l’avocat.
L’avocat des salariés dit avoir « plus que des espoirs » de remporter cette affaire et que le géant laitier soit « contraint judiciairement de régulariser la situation de l’ensemble des salariés du groupe ». « Je sais que Lactalis a réalisé une fraude fiscale majeure de plusieurs milliards d’euros », puisqu’« ils l’ont même reconnue en payant, après négociation, 500 millions d’euros à l’administration fiscale l’année dernière ».
« Ils ont donc reconnu avoir minoré leur bénéfice et avoir minoré les primes de participation qui sont dues aux salariés, donc, moi, je peux démontrer que les comptes sont infidèles et qu’il leur appartient, au groupe Lactalis, et à Emmanuel Besnier en particulier, de régulariser les primes à l’égard des salariés », soutient l’avocat. « C’est un syllogisme qui est absolument imparable », résume-t-il. Il espère une première date d’audience en « avril ou mai », avant un procès qu’il espère en « juin ».
Source : www.franceinfo.fr

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