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19 mars 2026
Lors du conseil municipal installant les personnes élues lors des municipales, prévu ce samedi 21 mars, Jean-Pierre Tailhan devrait, selon toute vraisemblance, être de nouveau adjoint à la ville de Limoux. Un sacerdoce débuté en 1983, aux côtés de Robert Badoc.
C’est un des Limouxins que l’on ne présente plus ou presque, de ceux qui font partie du décor. Carnavalier chevronné, cet ancien aide-soignant est connu de tous pour son humour et son caractère bien trempé et sa casquette d’adjoint qui ne le quitte plus depuis plus de quarante ans. Ils sont moins nombreux, en revanche, à savoir que, pour lui, ces mandats sont l’expression d’une véritable dévotion à sa ville.
Ce samedi 21 mars, à la suite de son élection aux côtés de Pierre Durand, Jean-Pierre Tailhan devrait, selon toute vraisemblance, être à nouveau élu adjoint aux travaux, entamant ainsi son 8e mandat dans la cité blanquetière. « J’ai commencé à 24 ans, je pense qu’à Limoux, personne n’a été élu aussi longtemps que moi. Et peut-être même personne dans l’Aude ». Un aplomb qui ferait presque oublier, entre autres, les 54 ans de mandat de Serge Bacave, qui vient d’être réélu maire de Saint-Benoît.
Encarté au PRG à 18 ans
Un besoin viscéral de marquer les esprits presque attendrissant, mais qui témoigne surtout de l’attachement profond de Jean-Pierre Tailhan à Limoux. « Avant d’être élu, j’étais au comité des fêtes et à celui du Carnaval. J’ai rejoint le Parti radical de gauche (PRG) à 18 ans, avec Eugène Tournié, avant d’entrer au conseil à 24 ans. C’est Robert Badoc qui est venu me trouver. Je voulais donner un sens à ma vie, sachant que tout est périssable, qu’on n’est que de passage ».
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Au départ conseiller municipal, il devient adjoint en 1995 sous la mandature de Jean-Paul Dupré, sans jamais se départir de sa bonne humeur. Au contact direct des Limouxins, « Pèpe » discute avec tous, connaissant chaque famille historique et son passé sur le bout des doigts. « Prêter une oreille attentive pour apporter des réponses justes et concrètes aux besoins exprimés, c’est une vocation. Ma devise, elle est simple : aux côtés de Liberté Égalité Fraternité, je place Vivre Bâtir Aimer ».
Un héritage familial
Ce sacerdoce est en réalité l’expression républicaine d’un héritage familial. Celui de son grand-père, Guillaume Tailhan, ancien combattant de la Grande Guerre. Et celui de son père, Jean Tailhan, dernier résistant du maquis Jean-Robert et Faïta, disparu en août dernier.
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Rien d’étonnant à ce que Jean-Pierre Tailhan se soit engagé comme correspondant Défense, poste qu’il cumule avec celui de membre de la Réserve citoyenne de défense et de sécurité à la division militaire départementale et premier vice-président du Souvenir français du Grand Limouxin. Catholique, il a longtemps officié comme brancardier lors du pèlerinage du 15 août à Lourdes, et s’y rend encore chaque année.
« Une vie sans engagement est une existence sans substance. J’ai essayé de donner du sens à la mienne, de faire du relationnel l’intelligence et le fondement, l’intérêt même de la politique, tout en gardant à l’esprit que tout disparaît », lâche celui qui a « la fierté d’être père de Claire », sa fille de 28 ans.
S’il dit avoir hésité à repartir, Jean-Pierre Tailhan compte bien faire de ce mandat « celui de l’autorité et de la fermeté, dans plein d’aspects. Il faut que ça bouge ».
Source : www.lindependant.fr

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