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19 mars 2026Reuters.com
19 mars 2026« De la merde », « entreprise esclavagiste »… Une employée d’Ikea licenciée en appel pour avoir critiqué l’enseigne dans des vidéos virales
En première instance, le licenciement avait été cassé par la justice espagnole. En appel, l’employée a été reconnue coupable.
« Des déclarations diffamatoires et disproportionnées qui visaient manifestement à discréditer et à dénigrer l’entreprise et ses employés. » Le Tribunal supérieur de justice de Madrid (TSJM) a confirmé la validité du licenciement disciplinaire d’une employée d’Ikea qui avait critiqué son entreprise sur les réseaux sociaux dans des vidéos devenues virales.
L’employée avait ainsi publié de nombreuses vidéos sur son profil Facebook public où elle décrivait Ikea comme « de la merde », « un territoire hostile » et une « entreprise esclavagiste ».
Dans ses vidéos, les employés étaient, pour elle, des « esclaves » et elle proférait de nombreuses insultes et des remarques désobligeantes à l’encontre d’autres travailleurs et de cadres de l’enseigne située dans la banlieue de Madrid.
Licenciée, l’employée avait porté plainte et la justice espagnole avait, dans un premier temps, déclaré ce licenciement nul et non avenu. Pour le tribunal qui avait jugé ces faits, le licenciement était une violation du droit fondamental à la liberté d’expression. L’employée avait même obtenu sa réintégration et le versement d’une indemnité de 15 000 euros.
Condamné, Ikea gagne en appel
Mais Ikea avait fait appel de cette décision. Et selon l’agence espagnole Europa Press, le Tribunal supérieur de justice de Madrid a estimé que les propos de l’employée sortaient clairement du cadre de la liberté d’expression. Il a estimé la sanction appliquée « proportionnée à la gravité de la conduite ».
Le tribunal a reconnu « un préjudice évident » pour Ikea et les juges ont indiqué que « si la liberté d’expression protège la critique, elle ne saurait couvrir les insultes ni les propos offensants injustifiés, notamment dans le cadre d’une relation de travail ». Pour le tribunal, « les déclarations étaient diffamatoires et disproportionnées, et visaient manifestement à discréditer et à dénigrer l’entreprise et ses employés ».
Des « motifs justifiés de licenciement disciplinaire au sens du Statut des travailleurs », pour la justice espagnole, « notamment en raison des attaques verbales dirigées à la fois contre l’entreprise et contre ses collègues ».
Source : www.lindependant.fr

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