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ROME– Le pape Léon XIV a convoqué jeudi les évêques catholiques à Rome pour une réunion spéciale sur le ministère des familles qui prend comme point de départ le ferme soutien de Léon à l’un des Les politiques les plus controversées du pape François en matière de mariage et de divorce.
Leo a écrit un message spécial marquant le 10e anniversaire du document de François de 2016 « La joie de l’amour. » Il a qualifié le texte de « message lumineux d’espoir » qui est encore plus pertinent et urgent aujourd’hui qu’il y a dix ans.
Lors de sa sortie, « La joie de l’amour » a immédiatement suscité la controverse car il ouvrait la porte à la communion des catholiques remariés civilement.
L’enseignement de l’Église soutient qu’à moins que ces catholiques n’obtiennent une annulation – un décret de l’Église déclarant invalide leur premier mariage – ils ne peuvent pas recevoir les sacrements, car ils sont considérés comme vivant dans le péché et commettant l’adultère.
François n’a pas créé de laissez-passer à l’échelle de l’Église pour ces catholiques, mais a suggéré – en termes vagues et dans une note de bas de page stratégiquement placée – que les évêques et les prêtres pourraient le faire au cas par cas après les avoir accompagnés dans un voyage spirituel de discernement. Les commentaires et écrits ultérieurs ont clairement montré que François avait l’intention d’avoir une telle marge de manœuvre, en partie parce qu’il croyait que la miséricorde de Dieu s’étend en particulier aux pécheurs et que l’Eucharistie n’est pas un prix pour les parfaits mais une nourriture pour les faibles.
Le document est devenu l’un des documents les plus controversés du pontificat de François et est devenu, à bien des égards, le point focal de l’opposition conservatrice à son pontificat. Cette décision a suscité une vague de critiques de la part de catholiques, pour la plupart conservateurs, qui ont déclaré que cela avait semé la confusion parmi les fidèles quant à l’enseignement de l’Église sur l’indissolubilité du mariage.
Mais dans son message de jeudi marquant cet anniversaire, Léon a fortement soutenu le texte de François. Il a cité le chapitre VIII, qui contenait l’ouverture de François sur la question du divorce, bien qu’il n’ait pas explicitement fait référence à l’accès aux sacrements ou à la note de bas de page n° 351 de François.
Dans le texte, François avait dit aux prêtres qu’ils ne pouvaient pas simplement appliquer des lois morales à des personnes en situation « irrégulière ». Il a plutôt déclaré que l’Église devrait aider les personnes qui se trouvent dans un état technique de péché, surtout lorsqu’il existe des facteurs atténuants en jeu.
Dans la note de bas de page n° 351, François précise que « dans certains cas, cela peut inclure l’aide des sacrements ». Il a déclaré aux prêtres que « le confessionnal ne doit pas être une chambre de torture, mais plutôt une rencontre avec la miséricorde du Seigneur » et que l’Eucharistie « n’est pas un prix pour les parfaits, mais un puissant médicament et une nourriture pour les faibles ».
« En ce dixième anniversaire, nous rendons grâce au Seigneur pour l’impulsion qui a encouragé la réflexion et la conversion pastorale dans l’Église, et demandons à Dieu le courage de persévérer sur ce chemin », a écrit Léon.
Il a convoqué les présidents des conférences épiscopales à Rome pour une réunion en octobre afin de décider des prochaines étapes du ministère auprès des familles aujourd’hui « à la lumière de « La joie de l’amour » et en tenant compte de ce qui se fait actuellement dans les églises locales.
Le document de François a fortement divisé l’Église.
Au cours de la première année de publication, quatre cardinaux conservateurs ont formellement demandé à François de clarifier certaines questions, ou « dubia », soulevées par le texte. Ils ont fait valoir que la doctrine de l’Église affirmait que les catholiques qui se remariaient sans annulation de l’Église vivaient dans le péché et ne pouvaient pas recevoir les sacrements.
Il n’a jamais répondu.
Pour diverses raisons, de telles annulations ne peuvent souvent pas être obtenues bien que François ait émis une réforme distincte pour simplifier, faciliter et accélérer le processus.
L’année suivante, une pétition de théologiens catholiques conservateurs accuse François d’hérésie.
Mais d’autres ont adopté le texte. Les évêques de Buenos Aires, ville natale de François, ont émis un ensemble de critères pour appliquer le chapitre VIII qui permettait clairement aux catholiques remariés civilement de recevoir la communion, surtout si la personne en question n’est pas responsable de l’échec du premier mariage, tout en soulignant qu’il ne s’agissait pas d’une mêlée générale « comme si n’importe quelle situation devait le justifier suffisamment ».
François a ordonné la publication des critères argentins comme acte officiel du Vatican et a écrit une lettre aux évêques déclarant que leur interprétation faisait autorité. « Le document est excellent et expose clairement le sens du chapitre VIII », a-t-il écrit. « Il n’y a pas d’autres interprétations. »
L’église maltaisepour sa part, a publié son propre ensemble de lignes directrices qui ont été publiées dans le journal du Vatican L’Osservatore Romano, dans une autre indication de l’approbation du Saint-Siège.
Les lignes directrices maltaises disent que si un catholique dans une nouvelle union civile croit, après un chemin de discernement spirituel à la recherche de la volonté de Dieu, qu’il peut être en paix avec Dieu, « on ne peut l’empêcher de participer aux sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie ».
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Source : abcnews.com

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