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Trois Français sont accusés d’avoir menacé la sécurité nationale après avoir filmé des attaques iraniennes à Dubaï. Le Quai d’Orsay assure leur protection consulaire. Les Émirats exercent une surveillance stricte des contenus et sanctionnent les contrevenants aux règles.
Gare à ce que l’on dit ou montre de Dubaï. Trois Français ont été arrêtés à Dubaï pour avoir filmé des scènes jugées interdites. Ils « bénéficient de la protection consulaire », a assuré jeudi la porte-parole du gouvernement français, confirmant indirectement l’arrestation de plusieurs ressortissants mais sans donner aucun détail.
Selon plusieurs médias, trois Français sont « accusés d’avoir menacé la sécurité nationale » des Émirats arabes unis en filmant les attaques iraniennes sur le territoire. Ils ont été placés en garde à vue, avec une soixantaine d’autres personnes. Ces arrestations s’inscrivent dans un contexte où Dubaï interdit strictement de filmer ou de publier des images des attaques, sous peine d’amendes pouvant atteindre 50 000 euros. Parmi les personnes arrêtées, on trouve notamment des influenceurs et des journalistes étrangers, mais les autorités locales n’ont pas communiqué de liste exhaustive des nationalités ou des noms.
Protection consulaire
Concernant les Français, « ils bénéficient de la protection consulaire, le Quai d’Orsay (ministère des Affaires étrangères) est en lien avec eux, avec leurs avocats et donc nous suivons la situation avec la plus grande attention », a affirmé Maud Bregeon sur BFMTV-RMC. « Je n’ai pas de détails et de précisions, en revanche, à vous apporter sur le dossier », a-t-elle ajouté. « Plusieurs cas de Français sont suivis par le Consulat général de France à Dubaï », a confirmé à l’AFP une source diplomatique, assurant également que « ces Français bénéficient de la protection consulaire ».
Dans les premiers jours du conflit, de nombreux expatriés avaient en effet fait état de la situation à Dubaï en partageant des images des frappes mais aussi en témoignant de la situation angoissante dans laquelle ils étaient avant de rapidement changer d’attitude pour dire qu’il n’y avait pas de problème et que Dubaï continuait d’être un endroit « safe ». Les Émirats sont en effet extrêmement pointilleux sur leur image qu’ils contrôlent de près. La Française Maeva Ghennam en a fait l’expérience en étant convoqué par la police de Dubaï après ses vidéos la montrant totalement paniquée.
Surveillance et censure
La ville est équipée d’un réseau dense de caméras de surveillance, y compris des technologies de reconnaissance faciale, permettant de repérer rapidement toute personne filmant des scènes interdites comme les explosions, les missiles, les dégâts, etc. Les forces de l’ordre interviennent immédiatement dès qu’un individu tente de filmer ou de publier des images non autorisées, notamment lors d’attaques ou d’incidents liés à la guerre. Les téléphones et appareils électroniques peuvent être saisis et analysés.
Des consignes strictes ont été données aux créateurs de contenu qui ont reçu des avertissements directs, via messages privés ou convocations, pour retirer leurs publications sous peine d’amendes ou d’arrestation. Certains témoignages indiquent que les autorités contactent les influenceurs pour leur demander de modifier ou supprimer des vidéos, même anodines. Les autorités ont la capacité de bloquer ou limiter l’accès à certains contenus en ligne pour éviter la panique et préserver l’image de stabilité de Dubaï. Les influenceurs sont incités à publier des messages rassurants, voire élogieux, sur la ville, rappelle TF1.
Source : www.lindependant.fr

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