
Le programme d’éducation à la vie affective et sexuelle officiellement publié
19 mars 2026
A Londres, une vitrine féerique où aucun jouet n’est à vendre
19 mars 2026Sophia Chikirou, révélation du débat? « On a la successeure de Mélenchon », juge Barbara Lefebvre
Sophia Chikirou s’est-elle démarquée lors du débat l’opposant à Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, mercredi soir sur BFMTV? La candidate à la mairie de Paris pourrait bien être la successeure à Jean-Luc Mélenchon, au détriment de Manuel Bompard ou Mathilde Panot, à en croire Barbara Lefebvre ce jeudi au micro des Grandes Gueules.
La députée insoumise de Paris a-t-elle tiré son épingle du jeu mercredi soir, lors du débat du second tour des municipales à Paris organisé par BFMTV? Cette dernière a ainsi pu jouer la trouble-fête entre le candidat de la gauche unie hors LFI Emmanuel Grégoire et celle du centre et de la droite, Rachida Dati. Et se faire connaître un peu plus des Parisiens – et des Français – alors qu’aucun débat n’a eu lieu lors de la campagne du premier tour.
Au point que certains ont salué sa performance, comme Barbara Lefebvre, chroniqueuse des Grandes Gueules sur RMC. « Je me suis dit, tiens, on a là la successeure de Jean-Luc Mélenchon », affirme-t-elle ce jeudi. « Bompard, Panot, ça ne fait pas l’affaire. » Pour l’enseignante, c’est même Sophia Chikirou qui aurait « une grande influence sur Mélenchon et un certain nombre de ses comportements. Elle a du pif politique », poursuit-elle. « Encore un peu de maturation et je pense qu’elle reprendre le leadership assumé. »
« Très agréablement surpris par la prestation de Sophia Chikirou. Elle était en totale maîtrise sur ses dossiers, face à un Emmanuel Grégoire qui essaie de faire oublier qu’il était aux manettes. Je me suis cru à l’After foot de RMC, avec une remontada du FC Chikirou contre le Paris Saint-Grégoire », s’amuse Samy, directeur commercial, et auditeur des Grandes Gueules.
« Alliée objective de Dati »
C’est ce genre d’avis que voulaient peut-être éviter le camp d’Emmanuel Grégoire au lendemain du débat, qui craint ainsi de perdre des voix dans la quête du « vote utile » pour barrer la route à Rachida Dati. Le candidat socialiste a pourtant refusé la main tendue brandie par l’Insoumise au lendemain du premier tour des municipales, conduisant au maintien de la liste LFI.
L’avocat Charles Consigny trouve que l’adjoint d’Anne Hidalgo ne s’en sort pourtant pas si mal: « Je pense que les attaques du débat lui ont été plutôt bénéfiques car il a l’air le plus calme des trois », juge-t-il.
Sophia Chikirou serait en tout cas « l’alliée objective de Dati dans ce débat et dans cette élection », juge ainsi le camp du socialiste, cité par Libération. « Elle a fait la démonstration qu’elle n’était là que pour faire battre la gauche », dénonce Lamia El Aaraje, porte-parole du candidat socialiste, toujours dans le même quotidien. Au point de déceler selon elle une stratégie de la droite, celle d’encenser l’Insoumise, toujours dans le but de faire perdre du terrain à Emmanuel Grégoire.
Encenser Chikirou pour mieux plomber Grégoire?
La patronne des députés LR Agnès Evren a en effet jugé, sur le réseau social X, qu' »avec Sophia Chikirou, nous ne sommes d’accord sur rien mais au moins on peut débattre parce qu’il y a des propositions. Dangeureuses, radicales, mais il y a quelque chose. Emmanuel Grégoire, il n’y’a rien. »
Chikirou « ne souhaite vraiment pas la victoire de Dati »
Le candidat socialiste s’est borné, mercredi soir lors du débat, à rappeler que sa seule adversaire était bien Rachida Dati et non Sophia Chikirou, malgré des désaccords sur le fond et la forme. « Toute voix qui ne se portera pas à l’union de la gauche et des écologistes reviendra, de facto, à la donner à Mme Dati », a-t-il mis en garde. Ce jeudi, l’Insoumise a de son côté dit qu’elle « ne souhaite vraiment pas la victoire de Rachida Dati » et s’est défendue de lui avoir « tapé » dessus.
Source : rmc.bfmtv.com

9999999
/2026/03/19/bollore-69bc0abf4bbba230350921.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)