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23 mars 2026« Plus à droite que l’extrême droite », le projet politique assumé de Pierre-Édouard Stérin se précise
Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « « Plus à droite que l’extrême droite », le projet politique assumé de Pierre-Édouard Stérin se précise ».
Résumé synthétique
Capture d’écran Youtube
Depuis l’étranger, Pierre-Édouard Stérin structure un réseau et forme des candidats pour peser durablement sur la politique française.
Sur les affiches des municipales, son nom n’apparaît pas. Et pourtant, il est partout. Alors que des milliers de candidats briguaient une mairie ce dimanche 22 mars en France, une partie d’entre eux a été formée, financée ou accompagnée par un homme qui ne vit même plus dans le pays. Pierre-Édouard Stérin, milliardaire discret installé en Belgique depuis plus de dix ans, assume depuis plusieurs années vouloir peser sur l’avenir politique français, mais le portrait publié par le New York Times ce dimanche en montre l’ampleur.
Depuis plusieurs années, l’entrepreneur a mis sa fortune au service de son ambition : transformer en profondeur la société française. Pas seulement dans les urnes, mais bien en amont, en structurant un écosystème complet incluant formation de candidats, financement de médias, mais aussi soutien à des think tanks et à des influenceurs.
L’un des dispositifs qu’il soutient revendique ainsi avoir formé au moins 4 000 candidats pour les élections municipales (sur un total de 34 875 communes). Un chiffre qui donne une idée du changement d’échelle. Car derrière cette stratégie, il y a une conviction : pour faire basculer un pays, il ne suffit pas de gagner une élection nationale, il faut d’abord s’ancrer localement. Il ne précise cependant pas combien d’entre eux ont été élus aux municipales dimanche soir.
« Plus à droite que l’extrême droite sur l’immigration »
Pierre-Édouard Stérin ne s’en cache plus. « Je rêve d’une France qui redécouvre ses racines chrétiennes », explique-t-il au quotidien américain. Une France plus libérale économiquement, plus conservatrice sur les questions de société et beaucoup plus restrictive en matière d’immigration. « Je suis même plus à droite que l’extrême droite sur l’immigration », assume-t-il encore.
Interdiction de certains signes religieux dans l’espace public, remise en cause de l’accès à l’avortement, fin de certaines politiques sociales, privatisation de secteurs entiers : l’ensemble de son « projet » dessine une vision radicale de la société française. Lui parle d’un « cadre moral » inspiré du catholicisme, qu’il revendique comme une grille de lecture « rationnelle ». Il justifie cette ligne en mettant en garde contre une transformation profonde du pays, estimant que « si rien n’est fait, la France pourrait devenir dans 50 ans la première république islamique d’Europe ».
Ce qui frappe, dans ce portrait, c’est aussi la méthode. Pierre-Édouard Stérin revendique une forme d’inspiration américaine, citant notamment George Soros, ce milliardaire américain qui finance depuis des années des causes en faveur des droits et de la démocratie, comme modèle non pas pour ses idées, mais pour sa manière d’agir. Financer, structurer, former, influencer : agir en profondeur pour peser durablement. L’objectif, explique-t-il, est de faire émerger à terme un pouvoir capable de transformer en profondeur « la façon dont le pays fonctionne et se structure ».
Une approche encore inhabituelle en France, où l’influence directe de grandes fortunes sur la vie politique reste beaucoup plus encadrée (mais aussi très critiquée).
Ses opposants dénoncent d’ailleurs un projet « dangereux » et « islamophobe », qui s’attaquerait aux principes fondamentaux de la République. Lui balaie ces critiques, qu’il considère comme des armes politiques destinées à empêcher le débat.
Reste une singularité difficile à ignorer : celui qui dit vouloir « sauver la France » a choisi de la quitter. Installé en Belgique depuis 2012 pour des raisons fiscales, il explique ne pas envisager de retour à court terme. « Je reviendrai quand la France sera à nouveau un bon endroit où vivre », dit-il. D’ici là, il poursuit son projet à distance, convaincu que « le changement viendra » par ce travail de fond engagé loin des projecteurs. Dans une logique qu’il revendique aussi comme spirituelle, il dit espérer, à terme, être « canonisé comme un saint » en finançant des projets chrétiens.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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