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23 mars 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « plus que quelques heures avant la fin de l’ultimatum de Donald Trump ».
Ce qu’il faut observer
Le président américain avait donné jusqu’à ce lundi soir à l’Iran pour la réouverture du détroit d’Ormuz, menaçant de « frapper et anéantir » les centrales électriques iraniennes.
L’Iran n’a plus que quelques heures pour répondre à Donald Trump. L’ultimatum posé par le président américain à Téhéran pour la réouverture du détroit d’Ormuz, stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures, arrive à échéance la nuit prochaine, au 24e jour de guerre contre l’Iran.
Faute de réouverture de ce passage quasi paralysé, le président américain a menacé de « frapper et anéantir » les centrales électriques iraniennes.
« EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE! », a-t-il menacé sur son réseau social.
Menaces contre menaces
Si l’on se fie à l’heure de son message posté sur sa plateforme Truth Social samedi, cet ultimatum arrivera à échéance dans la nuit de ce lundi 23 au mardi 24 mars, à 0h44. Cela correspond au début de soirée à Washington (19h44), et tôt mardi matin en Iran (3h14).
« Parfois vous devez avoir une escalade pour désescalader », a estimé dimanche son ministre américain des Finances Scott Bessent.
Si les menaces de Washington sont mises à exécution, l’Iran a averti qu’il fermera complètement le détroit, point de passage maritime crucial par lequel transite en temps normal près de 20% des hydrocarbures mondiaux. Dans les faits, le détroit d’Ormuz est quasiment fermé depuis le début de la guerre qui embrase le Moyen-Orient, le transit de marchandises s’y étant effondré de 95%, selon la société d’analyse Kpler. Seul un petit nombre de cargos et de pétroliers ont réussi à le franchir.
Si Israël et les États-Unis affirment avoir fortement affaibli le pouvoir iranien depuis le lancement de leur offensive le 28 février, Téhéran poursuit ses attaques et ses menaces. La préoccupation grandissante concerne les attaques ciblant des sites nucléaires.
Samedi soir, deux frappes iraniennes particulièrement destructrices ont fait plus d’une centaine de blessés dans le sud d’Israël. Un des missiles a touché une zone résidentielle à quelques kilomètres d’un centre stratégique de recherche nucléaire à Dimona, site ultra-secret.
Le spectre d’un conflit de longue durée
Si Washington entretient le flou sur la fin de ses opérations militaires, entrées dans leur quatrième semaine, Israël a indiqué dimanche se préparer à « encore plusieurs semaines de combats contre l’Iran et le Hezbollah » pro-iranien au Liban.
L’armée israélienne compte « intensifier les opérations terrestres ciblées et les frappes » au Liban pour repousser la menace du Hezbollah « loin de la frontière », a indiqué son chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir. Elle avait détruit un peu plus tôt un pont stratégique dans le sud du Liban, utilisé selon elle par le Hezbollah. Des images de l’AFP ont montré de la fumée s’élever après l’attaque contre le pont de Qasmiyeh, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tyr au reste du pays.
Le président libanais Joseph Aoun a estimé qu’il s’agissait d’un « prélude à une invasion terrestre » et dénoncé « une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban ».
Défaillances économiques
Après l’ultimatum de Donald Trump sur Ormuz, Téhéran a encore menacé de s’en prendre aux infrastructures énergétiques, centrales électriques et usines de dessalement d’eau dans la région aspirée par la guerre, en les qualifiant de « cibles légitimes ». Il a aussi cité les entreprises avec des actionnaires américains qui y sont implantées.
Les cours du pétrole ont ouvert en hausse lundi et le baril de WTI, référence américaine, dépassait les 100,10 dollars, quelques minutes après l’ouverture du marché à la Bourse de Chicago (CME).
Si le conflit dure « plus de six mois », « toutes les économies du monde en souffriront », a averti le PDG du géant pétrolier français TotalEnergies, Patrick Pouyanné, estimant qu’à l’heure actuelle, « ce sont 10 millions de barils de pétrole par jour qui ne peuvent pas sortir du Golfe arabo-persique ».
Une vingtaine de pays – Émirats, Royaume-Uni, France ou encore Japon – se sont dit « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires à la réouverture du détroit d’Ormuz.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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