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24 mars 2026Jean-Luc Mélenchon livre une violente charge contre « l’armée des bras cassés » de la gauche hors-LFI
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À retenir
MIGUEL MEDINA / AFP
Jean-Luc Mélenchon photographié lors d’un meeting à Marseille le 7 mars (Photo by Miguel MEDINA / AFP)
Les paroles s’envolent, les écrits restent. Ceux publiés sur le blog de Jean-Luc Mélenchon ce mardi 24 mars ne risquent pas de tomber dans l’oubli de ceux qu’ils visent. Comme d’autres chefs de parti, l’aspirant à la présidentielle 2027 livre ses conclusions après les élections municipales, qui ont débouché sur une intense guerre des récits à gauche. Et comme d’autres responsables avant lui, le tribun retient les indicateurs qui l’arrangent pour nourrir la vision d’une « percée insoumise », contestée par ailleurs par plusieurs observateurs, chiffres à l’appui. C’est le jeu dans les élections locales : tout le monde affirme en sortir renforcé.
Au-delà de l’analyse des données qui confortent sa perception du contexte, Jean-Luc Mélenchon en profite pour régler ses comptes avec ceux qui, à gauche, ont cru bon de l’attaquer frontalement au lendemain d’alliances (parfois contraintes) conclues avec LFI au niveau local. Dans son viseur : Olivier Faure et Marine Tondelier. Lundi, le premier secrétaire du Parti socialiste a affirmé que l’ancien sénateur était « devenu le boulet de la gauche ». Quant à la cheffe des Verts, elle a estimé que l’insoumis en chef avait « sabordé cette campagne ». De quoi, sans surprise, provoquer la réplique féroce de Jean-Luc Mélenchon.
« Des impostures nocives »
Après avoir contesté les analyses de ses homologues, le triple candidat à la présidentielle a trempé sa plume dans son encre la plus acide. « J’ai de la peine pour les socialistes et les Verts. Olivier Faure et Marine Tondelier sont encore là ! Peu de gens sont autant qu’eux des impostures nocives. L’un et l’autre n’ont jamais été artisans d’aucun progrès ni conquête de leur organisation », fustige-t-il, les accusant d’avoir « ruiné avec ardeur ce qu’ils avaient reçu en héritage, même quand c’était peu ».
Jean-Luc Mélenchon poursuit en décrivant le premier secrétaire du PS comme un traître en toutes circonstances, menant inévitablement sa formation vers la disparition. Même traitement pour Marine Tondelier. « Son orientation erratique, ses déclarations insultantes, ses amitiés sulfureuses et son échec permanent de vingt ans à Hénin-Beaumont face au RN l’avaient signalée à l’attention du Guinness Book des losers », tacle-t-il, omettant que lui-même a échoué face à Marine Le Pen dans la ville du Pas-de-Calais en 2012.
Avec 21,5 % des voix, le candidat Front de gauche était arrivé derrière le socialiste Philippe Kemel (23,5 %) et la fille de Jean-Marie Le Pen (42,4 %), se désistant au deuxième tour dans cette circonscription qui, depuis, est conservée par l’extrême droite. Mais l’objet du billet est manifestement moins la nuance que la charge sans retenue. « Mais après avoir fait perdre aux municipales pratiquement toutes les villes gagnées auparavant par son parti, après avoir rétabli le PS en perdition à Lille, elle brame aussi : “C’est la faute à Mélenchon ! Avec de tels chefs, les Verts et les écolos n’iront pas loin. Pas plus loin que le marais centriste dont ils rêvent de prendre la tête », écrit le fondateur de LFI, qui décrit Olivier Faure et Marine Tondelier comme des gens « instables, menteurs et combinards ».
Balle perdue
Mais que ces derniers se rassurent, ils ne sont pas les seuls à subir, à gauche, les foudres de Jean-Luc Mélenchon, qui prend soin de moquer les pétitions d’appel à l’union lancées, chacun de leur côté, par François Ruffin et Clémentine Autain. Le député de la Somme, qui n’a pas l’honneur d’être nommément cité, est par ailleurs qualifié de « machiste picard », pour avoir qualifié l’insoumise Clémence Guetté de « petite lieutenante » du leader insoumis lors d’un duplex dimanche. « C’est le gag final de l’armée des bras cassés », ironise-t-il, en envoyant une dernière balle perdue à Raquel Garrido.
Son ancienne camarade, qui fait partie des purgés de LFI, figurait 24e sur la liste du maire sortant de Bagnolet (soutenu par le PS, le PCF, L’Après, Place Publique et Génération.s) qui a été battu par son ancien adjoint écologiste, soutenu par LFI. « Virée par les électeurs dans la commune où elle proposait sa candidature », savoure l’insoumis, comme si l’intéressée s’était présentée en tête de liste. Jean-Luc Mélenchon ne dit pas en revanche que ce dernier exemple illustre une conquête électorale du parti dirigé par… Marine Tondelier. Il ne faudrait pas non plus enrayer la mécanique de ce distributeur de gifles.
Source : www.huffingtonpost.fr
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