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24 mars 2026« Quel rapport entre moi et un influenceur ? » : à Dubaï, expatriés et résidents face à la guerre et aux clichés
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « « Quel rapport entre moi et un influenceur ? » : à Dubaï, expatriés et résidents face à la guerre et aux clichés ».
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L’Iran, qui depuis le début de la guerre mène des représailles contre les frappes américaines et israéliennes, prend désormais pour cible les Émirats arabes unis, et notamment Dubaï. Selon les autorités, l’Iran a tiré contre les Émirats plus de 350 missiles et lancé près de 1 800 drones, en grande partie interceptés.
À Dubaï, les expatriés découvrent avec surprise le rejet que suscite en France leur mode de vie supposé, ainsi que le manque d’empathie face à leur situation. Beaucoup d’entre eux défendent d’ailleurs, l’image d’un autre Dubaï. « Quel rapport entre moi et un influenceur ? » , interroge Soraya, « d’ailleurs je n’en fréquente aucun », ajoute-t-elle.
Sur son téléphone, la jeune femme cherche une photo de son école lorsqu’elle était petite. Elle a grandi dans l’émirat de Sharjah, non loin de Dubaï.
La photo, prise il y a 30 ans, montre des bâtiments en pierre très modestes, dans un décor désertique. Sa mère est française, son père est iranien. Il a installé sa famille de l’autre côté du Golfe persique dans les années 1990. « Sauf que ça c’est jamais fait parce que le régime s’est juste empiré. C’est pour ça que vous avez énormément d’Iraniens qui habitent aux Émirats. C’est un peu contraire à tout le bashing des Émirats qu’on entend constamment. Ce pays, mine de rien, accueille énormément de gens qui sortent de pays en guerre », explique-t-elle.
« On est touchés en plein cœur »
Les Émirats, bien plus qu’un refuge pour exilés fiscaux, une bulle pour expatriés ou un paradis artificiel pour touristes. Christine a quitté la banlieue parisienne il y a deux ans pour lancer son entreprise. Les loyers y sont chers : la quinquagénaire vit en colocation et s’amuse quand on lui demande si elle est devenue riche : « Pas du tout ! Je suis riche, peut-être, en amitié. Je vis tout à fait normalement. Mon but n’était pas d’être riche, mais de vivre dans un pays dans lequel je me sens bien. Quand on aime vraiment Dubaï et qu’on aime vivre à Dubaï, on va tout faire pour y rester. On va rebondir ! »
Ce rebond pourrait être l’occasion de quelques ajustement, estime Sylvie, qui vit à Dubaï depuis 26 ans et se dit très attachée au pays : « J’ai vu un Dubaï qui a beaucoup changé, où tout est devenu un peu plus inhumain. Peut-être qu’il y a aussi une prise de conscience : on est touchés en plein cœur. Mon rêve serait qu’on arrive à s’en sortir et que Dubaï devienne une véritable nation. »
Les habitants de Dubaï et des Émirats, soudés par l’agression iranienne. « We are Emirati, (nous sommes émiratis) », a lancé le 7 mars le président, y compris à l’intention de ceux qui ne sont que résidents titulaires d’un visa. Le slogan rencontre un grand succès. À ce stade, seuls 10 % de la population ont la nationalité, et les droits voire les privilèges, qui vont avec, dans une société très cloisonnée.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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