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25 mars 2026« La sécheresse nous a bouffé les rendements » : à 69 ans, Yves Pauc va arracher le dernier demi-hectare qu’il exploite à Coustouge, dans les Corbières
Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
Un résumé concis de « « La sécheresse nous a bouffé les rendements » : à 69 ans, Yves Pauc va arracher le dernier demi-hectare qu’il exploite à Coustouge, dans les Corbières » selon notre équipe.
Résumé synthétique
947 dossiers ont été déposés dans l’Aude pour accéder aux aides à l’arrachage en 2026, qui concerneront 4 436 hectares. Parmi eux, celui d’Yves Pauc. Aujourd’hui à la retraite, il a exploité jusqu’à douze hectares à Coustouge. Cette année, il arrachera le dernier demi-hectare qu’il détient.
Sept ans qu’Yves Pauc est à la retraite. Mais comme souvent, quand on est agriculteur, le mot n’a guère de sens. Installé à Coustouge, dans les Corbières, il exploitait « jusqu’à 12 hectares de vignes, il y a 25 ans ». Les 300 hectos qu’il produisait, il les répartissait « entre Vinadeis et la cave de Talairan, il y a 10 ou 15 ans ».
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À 62 ans, quand il a pris sa retraite, il a « vendu la bonne vigne ». Jusqu’en 2024, Yves Pauc continuait à s’occuper d’un hectare et demi : « Et puis j’ai arraché un hectare en 2025. » Cette année 2026 sonnera le glas du demi-hectare qu’il lui reste. Yves Pauc a rempli un des 947 dossiers audois soumis à FranceAgriMer pour accéder aux aides du plan d’arrachage annoncé fin 2025 par la ministre de l’Agriculture, avec 4 000 € par ha. Une décision prise sans peine : « Il y a trop de problèmes, avec les dégâts causés par les chevreuils, les lapins ou les sangliers qui m’ont retourné des clôtures. Et puis les gelées. Et la sécheresse qui nous a bouffé les rendements. »
Des jeunes s’installent encore, oui, mais ils ont souvent un autre boulot à côté
Des problèmes « naturels » auxquels s’ajoute une douloureuse dimension économique : « Les frais de vinification ont doublé, parce que sinon, les caves ne peuvent plus tenir. » Après les improbables records de précipitation qui ont marqué l’hiver 2025-2026, Yves Pauc sait bien que, « s’il n’y a pas de catastrophe, la récolte 2026 va être bonne ». Mais le sexagénaire n’ira pas jusque-là : « J’arrache au mois de mai ou juin, et c’est fini. » À Coustouge, le frère d’Yves continuera, lui, à exploiter 1,5 ha : « Pour un retraité, ça fait passer le temps. »
Mais l’histoire est tout autre pour la nouvelle génération de viticulteurs, souligne Yves Pauc : « Des jeunes s’installent encore, oui, mais ils ont souvent un autre boulot à côté. Et s’il n’y a pas les parents derrière, aujourd’hui, c’est difficile d’envisager de se lancer tout de suite sur 10 hectares. » Son clap de fin, Yves Pauc le commente sans guère d’émotion : « J’ai 69 ans, je suis fatigué, je ne veux plus travailler. » Mais parce que la retraite est vraiment un concept tout relatif, il sait déjà à quoi il occupera ses journées : « J’ai quelques ruches dans mon jardin, ça suffira. »
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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