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Notre équipe propose une synthèse des informations de « Le bras de fer entre un chef d’entreprise de Lézignan-Corbières et Vinci autoroutes ».
Points saillants
Succès commercial, investissements massifs, distinction européenne : le Truck étape de Vendres, exploité par Antoine Lecea et son groupe FAL, coche toutes les cases. Pourtant, depuis dix ans, un conflit l’oppose au groupe Vinci. Explications.
Un parking pour poids lourds sécurisé, un restaurant, une station de lavage de camions, une salle de musculation, une station-service fréquentés par 350 chauffeurs routiers quotidiennement : le Truck étape de Vendres, près de Béziers et de l’autoroute A9, fonctionne à plein régime. À sa tête : Antoine Lecea, chef d’entreprise lézignanais qui créa Dyneff, société de distribution de produits pétrolifères, en 1958, avant de la revendre en 2006. Un entrepreneur passionné qui, aujourd’hui aux commandes du groupe FAL, est engagé dans un bras de fer juridico-financier depuis maintenant dix ans avec une multinationale : Vinci.
Pour comprendre pour quelles raisons on en est arrivé là, il faut remonter au début des années 2000 : « A ce moment-là, ASF (qui deviendra plus tard Vinci autoroutes), via la société Truck étape, a souhaité créer et développer un nouveau concept de parking sécurisé destiné aux poids lourds en dehors du domaine autoroutier et comprenant diverses infrastructures telles qu’une station-service, une station de lavage et un restaurant sur un site situé à Vendres, dans l’Hérault », se rappelle Antoine Lecea. C’est à ce moment-là que cette société est venue chercher FAL Distri via la signature d’un bail à construction pour l’édification et l’exploitation d’une station-service moyennant le paiement d’une redevance annuelle en même temps qu’elle contactait un restaurateur et un exploitant de lavage de camions ; Truck étape conservant l’exploitation du parking sécurisé poids lourds.
Un contexte qui allait très vite se dégrader. Car, après une ouverture le 3 juillet 2006, le parking, pour diverses raisons (et notamment de coût de stationnement), n’eut pas eu le succès escompté. Jusqu’à entraîner des tensions entre FAL et la société Truck étape ainsi que le dépôt de bilan des sociétés exploitant le restaurant et le lavage des camions. « Considérant que Truck étape devait assumer la responsabilité de l’échec du complexe routier et, de fait, les résultats désastreux de la station-service, nous avons saisi la justice et, à l’issue d’un procès, signé un accord transactionnel en avril 2016 », souligne encore Antoine Lecea.
Un accord visant à transférer à FAL Distri la propriété des terrains et du bâtiment sur lesquels étaient exploités le lavage des camions, le restaurant et la station-service ainsi que l’exploitation du parking sécurisé poids lourds. « Par ailleurs, ASF et Truck étape s’engageaient à faire leurs meilleurs efforts pour assurer gratuitement la publicité du centre routier sur l’autoroute (maintien des panneaux de signalisation, assurer la visibilité du centre routier sur internet et Radio Vinci autoroutes) », note le président de FAL. De même, ASF devait autoriser FAL Distri, dans le cadre d’un contrat de licence, à utiliser la marque Truck étape pour désigner le centre routier et en faire la publicité.
Le maintien de la marque est essentiel
Un contrat qui, à ce jour, n’a toujours pas été signé malgré les nombreuses relances engagées par le groupe FAL qui a repris l’exploitation du parking routier à partir de 2017. Pire : « Par un courrier du 29 octobre 2018, le groupe Vinci nous enjoignait de cesser toute utilisation de la marque ». Une injonction répétée à plusieurs reprises et doublée d’une mise en demeure fin 2020, ASF estimant que le protocole ne prévoyait qu’une mise à disposition temporaire de la marque. « Or, ce n’est pas le cas. Nous avons répondu que nous n’hésiterons pas à aller demander des dommages-intérêts au tribunal compétent si ASF venait à nous assigner. Car le maintien de la marque Truck étape est essentiel pour les 15 000 camions qui traversent au quotidien cette zone ainsi que pour l’accueil des 350 chauffeurs routiers qui stationnent tous les jours au parking et qui viennent se doucher, se restaurer et se reposer dans notre complexe. La marque est un repère pour les conducteurs qui savent le confort et les services qu’elle recouvre. Elle est l’identité du site et à ce titre il n’est pas possible de l’en dissocier ?« , s’insurge Antoine Lecea.
D’autant que le groupe FAL a énormément investi pour remettre à flot le centre routier au succès désormais incontestable. À tel point que par la Commission européenne a récompensé le parking Truck étape de Béziers-Vendres au titre des meilleurs parkings européens en 2022, 2023, 2024 et 2025. « Et nous continuons à investir avec des travaux d’extension et de rénovation qui se termineront en mai prochain. Nous n’avons pas eu de réponse jusqu’au 10 octobre 2025 où Vinci autoroutes nous enjoignait soit de cesser l’utilisation de la marque avant le 30 mars 2026, soit d’accepter la clôture d’un contrat de licence. Notre demande de rencontre pour cette dernière proposition n’a pas trouvé de réponse », peste le dirigeant lézignanais.
Comble de l’incompréhension : un panneau cisaillé
Un chef d’entreprise qui souhaiterait également que Vinci autoroutes accepte, comme le prévoit la loi, l’installation de panneaux d’indication des prix des carburants sur le domaine autoroutier : un premier courrier a été envoyé le 10 février 2025 mais, à ce jour, aucun calendrier prévisionnel de travaux n’a été proposé. « Tous nos investissements depuis 2017, tant financiers qu’humains, sont bafoués et ce n’est que ma persévérance qui fait que le Groupe FAL continue à avoir un effectif de 70 salariés. Le comble de l’incompréhension vient enfin de la dépose sauvage, du cisaillement d’un panneau indiquant le parking de Truck étape Béziers qui se trouvait situé immédiatement après la sortie n°36 de l’A9. Nous avons immédiatement porté plainte et fait remplacer ce panneau qui a été cisaillé une seconde fois le lendemain de sa réimplantation. La suppression de ce panneau, qui existait à l’origine du site lorsqu’il était exploité par la société Truck étape, nous contraint à revoir totalement notre mode de communication. En effet, sans lui, aucune indication de notre existence ni de la direction à prendre pour rejoindre le centre routier n’existe sur le rond-point. Les chauffeurs se trouvent désorientés à leur sortie de l’autoroute. Seuls continuent à venir chez nous ceux qui avaient l’habitude de le faire, mais plus de nouveaux clients. Notre fonds de commerce stagne ».
Une nouvelle rencontre a été sollicitée avec Vinci autoroutes en janvier dernier : elle est restée sans réponse.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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