
Opération « Fureur épique » : « C’est un moment décisif dans l’attente d’un moment historique », témoigne un Iranien exilé à Perpignan
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REPORTAGE. « Les enfants pleurent, des femmes crient… » : les Libanais épuisés par une nouvelle guerre « injuste »
4 mars 2026• Cette mise en scène, partagée sur les réseaux sociaux, a suscité des interrogations et critiques, notamment sur son coût et sa nécessité.
• L’Élysée affirme que cette démonstration symbolique était prévue de longue date pour renforcer le discours sur la dissuasion et envoyer un message international.
Les images ont été partagées sur le compte officiel du président de la République, et ont provoqué une avalanche de commentaires. Ce lundi 2 mars, Emmanuel Macron s’est rendu dans le Finistère, sur la base de l’île Longue, afin de dévoiler les contours de la « nouvelle dissuasion nucléaire avancée » de la France.
Et pour ce faire, le chef de l’État s’y est rendu en Falcon, flanqué d’une escorte de quatre Rafale. Le tout, avec le Mont Saint-Michel en guise de décor. Une mise en scène inhabituelle (et un brin « Top Gun ») qui a suscité pas mal d’interrogations. Voire de critiques. « Ça coûte combien encore ce caprice ? », a interrogé sur X le député RN Jean-Philippe Tanguy, à l’unisson de la sphère souverainiste et complotiste qui, de Florian Philippot à Nicolas Dupont-Aignan, s’insurge contre ces images.
En parallèle, de nombreux internautes s’interrogent. En creux, revient souvent la question suivante : « s’agit-il d’un dispositif de sécurité lié à la situation à Iran ? ». Auprès du HuffPost, l’Élysée assure que cette mise en scène était « prévue » de longue date, et qu’elle n’a donc aucun rapport direct avec les événements en cours au Moyen-Orient.
« C’est un hommage des forces aériennes au chef des armées avant un discours important pour l’évolution de notre doctrine de dissuasion », souligne encore l’entourage du président de la République, expliquant donc qu’il s’agit d’un geste symbolique effectué à l’occasion d’un moment crucial portant sur un sujet qui implique, justement et selon les configurations, l’emploi de Rafale. À noter que ce type d’images sert aussi à envoyer un message à l’international, dans la mesure où l’événement était attendu (et suivi) par nombre de chancelleries.
Chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique, Étienne Marcuz considère que cette vidéo illustre « la puissance de l’État à son apogée », puisque les appareils impliqués appartiennent aux Forces aériennes stratégiques françaises (FAS) et à la force aéronavale nucléaire (FANu). Une démonstration de force destinée à renforcer le fond d’un discours consacré à une question cruciale pour la souveraineté de la France et sa crédibilité sur la scène internationale. Des enjeux qui semblent, finalement, assez éloignés du simple « caprice ».

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