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8 mars 2026terrorisme, immigration, économie… Dominique de Villepin s’inquiète des conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur la France
Présent sur le plateau de BFMTV ce dimanche 8 mars, Dominique de Villepin a également contesté le choix d’Emmanuel Macron de se rendre à Chypre en début de semaine. Selon l’ancien ministre, la place du chef de l’État doit être à l’Élysée.
Invité de BFMTV ce dimanche 8 mars, Dominique de Villepin s’est longuement exprimé sur la guerre au Moyen-Orient. « Nous voyons bien que cette guerre n’est pas près de s’arrêter », a d’abord commenté l’ancien Premier ministre.
« Est-ce que le Vietnam avait les moyens de battre la puissance américaine? Est-ce que l’Algérie avait le temps de battre la puissance française? Dans une guerre asymétrique, il ne faut jamais sous-estimer la capacité d’un gouvernement, aussi voyou soit-il, de tenir », a-t-il expliqué.
« Les Français seront les premiers à payer l’addition »
Selon Dominique de Villepin, « les Français seront les premiers à payer l’addition » de ce conflit, lancé le week-end dernier à la suite de l’offensive américano-israélienne contre la République islamique. « Un immense océan sépare les États-Unis de l’Iran. La France, en revanche, est tout proche. Et les conséquences, nous les avons déjà payées à travers le terrorisme iranien entre 1983 et 1986 », a rappelé l’ex-ministre des Affaires étrangères.
Au-delà des conséquences sécuritaires de cette guerre sur le territoire national, « la hausse du prix de l’essence, qui est une très mauvaise nouvelle pour les citoyens français », préoccupe Dominique de Villepin.
« Il faudra apporter des réponses (pour contenir la hausse des prix, NDLR), et c’est le devoir d’Emmanuel Macron », a-t-il lancé.
Enfin, l’ancien ministre de l’Intérieur sous Jacques Chirac a pointé « les conséquences migratoires » résultant de cette guerre en Iran sur la France, qui « risquent d’être catastrophiques ». Ce conflit « est une très mauvaise nouvelle en ce qui concerne le risque de crise migratoire. Ce que nous avons déjà vécu avec la crise syrienne, nous allons le revivre », a laissé entendre Dominique de Villepin.
Critique envers le déplacement d’Emmanuel Macron à Chypre
Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé se rendre à Chypre ce lundi 9 mars pour « témoigner de la solidarité de la France » avec l’île méditerranéenne, frappée la semaine dernière par des attaques de drones et de missiles, Dominique de Villepin a critiqué sur BFMTV ce choix diplomatique.
« Quand il y a une crise mondiale, il est important d’être là où il faut. Et s’il y a un endroit où devrait être le président de la République, c’est au Palais de l’Élysée pour coordonner l’action » de la France, a-t-il tancé.
L’ancien Premier ministre a également reproché l’arrivée trop tardive du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée. « S’il y a un endroit où aurait dû être positionné le Charles de Gaulle, c’est en Méditerranée, pas en Norvège. Il y est entré avec trop de retard », a regretté Dominique de Villepin, pour qui le porte-avions « doit assurer la sécurité de nos ressortissants ».

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