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16 mars 2026Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Guerre au Moyen-Orient : le Japon puise dans ses réserves de pétrole ».
Faits marquants
Karyn Nishimura, vous êtes notre correspondante au Japon, dites-nous pourquoi un tel empressement ?
En effet la décision n’a pas tardé et la Première ministre, Sanae Takaichi, a justifié la volonté d’aller vite en regardant un calendrier. Car les bateaux qui ont pu passer le détroit d’Ormuz avant sa fermeture accosteront au Japon vers le 20 mars, mais ensuite les arrivages de brut dans l’archipel vont considérablement chuter. Elle a donc demandé au secteur privé de débloquer 15 jours de réserves et l’Etat prévoit d’en libérer ensuite un mois. Ce sont des mesures exceptionnelles, annoncées le 11 mars avant même la décision coordonnée des pays du G7. Plus de 90% du pétrole importé par le Japon viennent du Moyen-Orient et que les trois quarts de ces quantités transitent habituellement par le détroit d’Ormuz dont la fermeture avait d’ailleurs été évoquée il y a une dizaine d’années au Parlement comme une possible menace critique pour le pays. L’hypothèse est devenue réalité.
Agit-elle ainsi en estimant qu’existe un risque que le Japon se retrouve en pénurie de carburant ?
Le Japon n’est pas encore à sec, il a en tout 254 jours de réserves, plus que la plupart des autres pays. Même en débloquant l’équivalent de 45 jours de consommation, soit 80 millions de barils, du jamais vu, il y a encore de la marge. Donc la libération de réserves vise surtout à limiter la hausse des prix à la pompe. Car la flambée du tarif du baril de brut, libellé en dollar, conjuguée à la baisse de la devise japonaise, le yen, constitue un terrible cocktail inflationniste.
Cette situation tombe politiquement et économiquement très mal. Car une des mesures phares prises par la Première ministre peu après son entrée en fonctions en octobre dernier a été de supprimer une taxe sur les carburants afin de lutter contre la vie chère, inquiétude majeure des citoyens. Or, ce bénéfice pour les consommateurs est déjà effacé par les hausses entrées en vigueur depuis le début de la guerre en Iran. La Première ministre craint que cela n’aille trop loin et pénalise de nombreux secteurs d’activités, dont l’industrie, la production électrique, le transport, la pêche, et renchérisse ainsi tous les prix en rayons du fait d’une logistique plus onéreuse.
Que peut faire en plus le gouvernement pour minimiser l’impact économique ?
Le budget de l’année comptable 2026 qui débute au Japon le 1er avril est en discussion au Parlement, mais cette crise menace déjà l’édifice financier. La Première ministre promet des subventions aux grossistes pour réduire l’impact sur le consommateur final et d’autres dispositions d’urgence à définir, en plus d’une prise en charge partielle des factures d’électricité et de gaz déjà en vigueur. Et pour réduire la dépendance aux hydrocarbures, eh bien le Japon mise lui aussi sur le nucléaire, d’abord via le redémarrage de réacteurs arrêtés depuis des années pour des travaux de mise aux normes.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Ce contenu met en lumière les mouvements récents du marché et les décisions économiques importantes. Pour approfondir, parcourez nos articles sur les marchés financiers et sur les prix du carburant.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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