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JEAN-MARC BARRERE / Hans Lucas via AFP
Les salariés de Leboncoin se mobilisent pour dénoncer des changements dans l’organisation du travail et leurs conditions de travail.
Chez Leboncoin, le malaise couvait depuis plusieurs mois. Mercredi 18 mars, il doit se traduire par un mouvement inédit : pour la première fois de l’histoire du groupe, des salariés du site d’annonces sont appelés à faire grève.
Derrière cette mobilisation, les syndicats décrivent une accumulation de tensions liées à l’évolution du fonctionnement de l’entreprise. Plusieurs décisions prises ces derniers mois auraient profondément modifié l’organisation du travail.
L’un des principaux sujets de crispation concerne le télétravail. Depuis la pandémie, ce mode d’organisation occupait une place importante chez Leboncoin et faisait même partie des arguments avancés pour attirer de nouveaux salariés. Certains avaient même choisi de rejoindre l’entreprise précisément pour cette flexibilité.
Mais les règles ont évolué. La direction souhaite renforcer la présence au bureau, une décision qui oblige certains collaborateurs à revoir leur organisation quotidienne. Pour plusieurs salariés, cela signifie désormais des trajets plus longs et des coûts supplémentaires.
La crainte d’une politique de réduction des coûts
Les syndicats évoquent également une transformation du rythme de travail.
Selon eux, les réorganisations internes se sont multipliées et la charge de travail aurait augmenté dans plusieurs services. Ils disent aussi s’inquiéter de la montée des risques psychosociaux au sein de l’entreprise.
Autre point sensible : l’utilisation d’outils permettant de mesurer l’activité de certaines équipes, notamment dans les services commerciaux. Ces dispositifs sont jugés trop intrusifs par les représentants du personnel, qui estiment qu’ils entretiennent une pression permanente.
Ces tensions apparaissent aussi dans un contexte particulier pour Leboncoin. En 2024, les fonds d’investissement Blackstone et Permira ont pris le contrôle du groupe Adevinta, propriétaire de la plateforme. Pour les syndicats, ce changement alimente la crainte d’une stratégie centrée sur la réduction des coûts.
Ils évoquent notamment un recours accru à des prestataires extérieurs et redoutent, à terme, une diminution des effectifs internes.
C’est l’ensemble de ces inquiétudes qui a conduit les syndicats à appeler à la grève.
Le mouvement vise à pousser la direction à rouvrir des discussions sur l’organisation du travail, les conditions de travail et l’avenir des équipes.
Pour les représentants des quelque 1 500 membres du personnel, l’enjeu dépasse la seule question du télétravail : il s’agit de défendre un modèle de fonctionnement qu’ils estiment aujourd’hui fragilisé.
Source : www.huffingtonpost.fr

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