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19 mars 2026Reuters.com
19 mars 2026Coup dur Vincent Bolloré, le milliardaire conservateur sera jugé en décembre pour corruption dans l’affaire des « ports africains »
Le milliardaire conservateur Vincent Bolloré est soupconné de corruption dans l’affaire dite des « ports africains », entre 2009 et 2011.
Le milliardaire conservateur français Vincent Bolloré doit être jugé en décembre à Paris pour corruption d’agent public au Togo, entre 2009 et 2011, dans l’affaire dite des « ports africains », a-t-on appris jeudi de sources concordantes, confirmant une information du Monde.
Les faits remontent à la campagne électorale de 2010 du président togolais Faure Gnassingbé, a précisé une source judiciaire. L’audience, qui avait été requise par le parquet national financier en juin 2024, est prévue du 7 au 17 décembre 2026 au tribunal judiciaire de Paris.
Avantages fiscaux et pacte de corruption
Ce procès sera l’aboutissement d’une enquête entamée en 2013, date depuis laquelle des juges financiers soupçonnent le groupe Bolloré, son propriétaire Vincent Bolloré et deux autres hauts responsables, d’avoir utilisé les activités de conseil politique de leur filiale Euro RSCG (devenue Havas). Celle-ci aurait notamment fourni des prestations pour la campagne présidentielle de M. Gnassingbé à un prix sous-évalué.
En échange, le président togolais aurait appuyé l’attribution « à partir de mai 2019 de divers avantages au groupe Bolloré » et à ses filiales, dont le prolongement de la durée de concession pour l’exploitation du port de Lomé et des avantages fiscaux, selon la source judiciaire.
Il est également renvoyé devant le tribunal pour complicité d’abus de confiance au Togo, mais aussi en Guinée, dans le cadre de la campagne présidentielle de l’ancien dirigeant Alpha Condé en 2010.
Vincent Bolloré espérait éviter un procès en plaidant coupable
Dans cette affaire, le milliardaire breton avait été mis en examen en 2018. En 2021, Vincent Bolloré, l’une des principales fortunes de France, ainsi que Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré à l’époque, et Jean-Philippe Dorent, directeur international chez Havas, avaient reconnu les faits pour éviter un long procès pénal, lors d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), et accepté une peine de 375.000 euros d’amende.
Mais le tribunal avait refusé de l’homologuer, renvoyant le dossier à l’instruction. L’industriel breton contestait depuis ce revers procédural.
Le groupe Bolloré a lui accepté de payer 12 millions d’euros d’amende contre l’abandon des poursuites, dans le cadre d’une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP).
Source : www.lindependant.fr

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