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19 mars 2026« France Libre » : près de 800 entreprises françaises mobilisées pour le futur porte-avions
Avec un investissement pouvant atteindre 12 milliards d’euros, le futur porte-avions « France Libre » incarne la nouvelle génération de guerre, plus technologique et stratégique.
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À l’heure d’une guerre elle-même nouvelle génération, marquée par des conflits de plus en plus technologiques et sophistiqués, le futur porte-avions, baptisé « France Libre », nouveau fleuron de la Marine nationale représentera un investissement de 10 milliards d’euros sur une vingtaine d’années, voire jusqu’à 12 milliards selon certains experts.
Long de 310 mètres de long et lourd de 80 000 tonnes d’acier, son tonnage sera près de deux fois supérieur à celui du Charles-de-Gaulle. Il disposera de deux réacteurs nucléaires et sera capable d’embarquer des drones, avec trois rampes de lancement pour les avions de chasse.
Nouvelles menaces et nouveaux environnements de guerre : c’est toute l’industrie de défense française qui sera mise à contribution pour apporter son savoir-faire. Les Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire, et Naval Group, à Nantes, mais aussi des sociétés comme TechnicAtome, Framatome, Thales ou Safran contribueront à la continuité de la dissuasion nucléaire française.
Les Chantiers de l’Atlantique seront chargés de la construction de la coque et de l’assemblage final à Saint-Nazaire, tandis que Naval Group assurera l’intégration des systèmes de combat et des chaufferies nucléaires, entre autres.
Dix à douze milliards d’euros d’investissements, au bénéfice d’un tissu d’entreprises très large. Près de 800 entreprises françaises participeront à l’aventure, dont 600 PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire). Au total, 200 métiers industriels différents seront mobilisés, représentant près de 9 000 salariés en moyenne, avec des pics pouvant atteindre 14 000 en période de pointe.
Les entreprises françaises en bénéficieront à hauteur de 90%. Un bémol subsiste toutefois : il concerne la technologie électromagnétique des futures catapultes d’avions depuis le pont du bâtiment. Cette technologie relèvera de l’américain General Atomics.
Certains observateurs y voient une source de vulnérabilité potentielle dans un contexte de rapports de force poussés à leur maximum sur le plan technologique. Un « choix économique » de travailler avec les États-Unis, confie un conseiller de l’Elysée qui ne saurait remettre en question le nom de baptême de ce futur porte-avions tricolore. « France Libre »… tout un programme, plus qu’un symbole.
Source : www.franceinfo.fr

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