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19 mars 2026C’est une véritable plongée dans l’horreur qui a débuté ce lundi à la Cour d’assises spéciale de Paris. L’horreur de faits reprochés à un homme, Sabri Essid, et le groupe terroriste auquel il a prêté allégeance, le groupe État islamique. Entre 2014 et 2016 en Irak et en Syrie, Daesh s’en prend à la communauté yézidie, pour des motifs notamment religieux. S’en suit un massacre de masse : selon l’ONU, plus de 5 000 personnes ont été tuées, 400 000 ont dû fuir. Des milliers de femmes et d’adolescentes ont été réduites en esclavage et vendues.
Un djihadiste français jugé pour la première fois pour génocide
Trois femmes se sont portées civiles lors de ce procès à Paris, toutes trois accusent Sabri Essid de les avoir achetées, brutalisées et violées. Leurs 7 enfants ont aussi été victimes du djihadiste, disent-elles. Ce procès est le résultat d’années de travail mené par des associations pour retrouver les victimes yézidies, les identifier. Ces ONG ont aussi contribué à qualifier les faits.
C’est ainsi que pour la première fois en France, un djihadiste est jugé pour participation à un génocide. Pour la première fois aussi, une juridiction française va se prononcer sur l’existence des crimes commis par le groupe État islamique à l’encontre de la minorité yézidie. Ce procès fera donc date. Pour le Parquet National Antiterroriste, l’enjeu c’est aussi la reconnaissance, la mémoire et la réparation.
Particularité de ce procès, Sabri Essid ne comparaît pas. Il est présumé mort. Seulement, aucune preuve de son décès n’a été apportée, il pourrait donc réapparaître. C’est la raison pour laquelle il peut être jugé cette semaine à Paris. La décision de la cour d’assises de Paris est attendue ce vendredi 20 mars.
Source : www.radiofrance.fr

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