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19 mars 2026Le Premier ministre thaïlandais sortant, Anutin Charnvirakul, a été réélu jeudi 19 mars à son poste. Il a remporté le vote des députés élus le 8 février, recevant le soutien de 293 parlementaires sur les 498 qui composent l’assemblée. Son adversaire, Natthaphong Ruengpanyawut, chef de la formation d’opposition le Parti du peuple, n’a obtenu que 119 voix.
Dans “un revirement de situation spectaculaire pour un parti qui avait peiné à s’imposer sur la scène politique thaïlandaise”, détaille le média Channel News Asia, son parti politique, Bhumjaithai, conservateur, a remporté une victoire électorale décisive, devançant le parti du Peuple, réformiste, pourtant donné favori après sa victoire éclatante aux élections de 2023.
Le Parti du peuple avait été empêché de prendre la tête du gouvernement après la constitution d’une alliance contre nature entre le Bhumjaithai et le Pheu Thai, le parti de la famille Shinawatra.
“Opportunisme”
“Le succès d’Anutin tient en grande partie à son opportunisme”, observe Channel News Asia. À l’été 2025, dans le contexte du conflit frontalier avec le Cambodge, le Bhumjaithai s’était retiré de la coalition qu’il formait avec le Pheu Thai, déstabilisant la Première ministre Paetongtarn Shinawatra, qui a ensuite été destituée par la Cour constitutionnelle.
Dès la prise de fonction d’Anutin, en septembre 2025, lui et sa formation politique ont tiré profit de la vague de nationalisme qui a accompagné le conflit militaire avec le Cambodge, décrypte Channel News Asia.
“Anutin obtient ainsi un nouveau mandat qui pourrait marquer le début d’une période de stabilité inhabituelle pour un pays en proie à des troubles politiques”, poursuit Channel News Asia.
Depuis 2008, cinq premiers ministres ont été destitués par le pouvoir judiciaire – tous étaient liés à Thaksin Shinawatra, ancien Premier ministre et père de Mme Paetongtarn, ainsi qu’aux différentes formations politiques du clan Shinawatra. Et “aucun Premier ministre thaïlandais élu démocratiquement n’a mené son mandat à terme depuis Thaksin, en 2005”, rappelle le quotidien conservateur Bangkok Post.
Mais le nouveau gouvernement pourrait tenir plus longtemps, car il “n’est pas perçu comme une menace pour l’establishment royaliste et militaire qui façonne la politique thaïlandaise depuis le coup d’État de 2014”, précise The Diplomat.
Contrairement au Parti du peuple, ou même au Pheu Thai, le Bhumjaithai n’a pas fait l’objet du harcèlement judiciaire qui a conduit à plusieurs reprises à la dissolution de partis réformistes et à l’annulation de leur mandat électoral : quelque 111 partis politiques ont été dissous sur ordre des juges constitutionnels depuis 1997.
Anutin Charnvirakul ne devrait toutefois pas bénéficier d’une lune de miel. L’économie thaïlandaise est à la peine depuis des années. La croissance économique s’établirait entre 1,5 % et 1,7 % en 2026, loin derrière les prévisions de croissance de ses rivaux régionaux. Structurellement plombée par l’explosion de l’endettement des ménages, elle est malmenée par les tensions commerciales et la hausse des tarifs de l’énergie due au conflit avec l’Iran. En outre, la situation avec les pays voisins est complexe. Une guerre civile fait rage en Birmanie, et les relations avec le Cambodge demeurent tendues.
Source : www.courrierinternational.com

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