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BENJAMIN VODANT / Hans Lucas via AFP
Emmanuel Grégoire en campagne dans les rues de Paris le 17 mars.
• Les cadres d’Emmanuel Grégoire alertent sur le risque de victoire de Rachida Dati en cas de division.
• La réforme de la loi « PLM » a abaissé ce bonus de 50 % à 25 %.
À Paris, le second tour des élections municipales est très ouvert, si bien que personne n’ose formuler de pronostic définitif. Si Emmanuel Grégoire bénéficiait, au soir du premier tour, d’une avance confortable sur sa principale rivale Rachida Dati, les négociations d’entre-deux-tours ont rebattu les cartes. Désormais, l’ancienne ministre de la Culture est seule candidate à droite ; Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance) a fusionné sa liste avec la sienne et Sarah Knafo (Reconquête) s’est retirée.
Mais à gauche, deux listes subsistent : celle d’Emmanuel Grégoire donc, et celle de Sophia Chikirou (La France insoumise). Ce qui fait craindre à l’entourage du premier une dispersion des voix. Contrairement à ce que certains électeurs peuvent penser, le scrutin ne se joue pas à la proportionnelle. Même si le socialiste et l’insoumise obtiennent, à eux deux, plus de 50 % des voix, rien ne dit que la mairie reste à gauche. Et pour cause : la liste arrivée en tête bénéficie d’une « prime majoritaire » qui lui octroie d’office un quart des sièges.
Un phénomène un peu technique (et abscons aux yeux des électeurs) sur lequel tentent d’insister les cadres de la campagne d’Emmanuel Grégoire. « Personne ne connaît la prime majoritaire alors qu’elle risque de nous faire perdre Paris, alerte Lucie Castets, en dixième place sur la liste de gauche. Il suffit que Rachida Dati ait 1 voix de plus qu’Emmanuel Grégoire pour obtenir la majorité absolue au Conseil de Paris ».
Le calcul n’a en réalité rien de très compliqué. Sur les 163 sièges du Conseil de Paris, 41 sont offerts à la liste arrivée en tête au deuxième tour. Les 122 restants sont dispatchés proportionnellement aux résultats. Si Rachida Dati arrive devant Emmanuel Grégoire, peu importe le score de Sophia Chikirou, la gauche sera donc de toute façon minoritaire.
« Toute voix qui va ailleurs fait gagner Dati »
Certains internautes tentent de faire croire le contraire, expliquant qu’un vote pour La France insoumise n’est de toute façon pas perdu puisque la gauche pourra se retrouver une fois les élections passées. « Mensonge », s’alarme le communiste Ian Brossat, en cinquième position sur la liste d’Emmanuel Grégoire. Lui aussi rappelle que « celui qui arrivera en tête à Paris au second tour aura la majorité au Conseil de Paris ».
« Pour que la gauche gagne, il faut qu’Emmanuel Grégoire soit en tête. Toute voix qui va ailleurs fait gagner Dati », estime-t-il. L’écologiste David Belliard considère lui aussi « qu’un vote Chikirou est de facto un vote pour Dati » et appelle à ce que toutes les voix de gauche se retrouvent autour de la candidature d’Emmanuel Grégoire pour lui donner un maximum de voix, et donc, la « prime majoritaire ». Cette prime de 25 % n’existait pas lors des dernières élections : elle a été créée par la réforme de la loi « PLM » l’été dernier. Avant, le bonus était de 50 %. Il a été abaissé à 25 %. À Paris donc, mais aussi à Lyon et à Marseille.
Dans le camp de La France insoumise, on rappelle que Sophia Chikirou a tendu la main à Emmanuel Grégoire jusqu’au dernier moment pour une fusion, même technique, des deux listes. Ce qui aurait eu l’avantage pour les électeurs de gauche de ne pas avoir à faire des calculs d’apothicaire. Refus catégorique du socialiste, qui juge son avance de premier tour suffisante pour l’emporter dimanche.
Source : www.huffingtonpost.fr

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