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20 mars 2026« Notre immeuble est devenu un champignon géant » : quand la moisissure s’incruste dans le quotidien des habitants d’une résidence HLM de Narbonne
Dans une résidence HLM de l’avenue de Bordeaux, des locataires vivent un calvaire lié à un problème récurrent de moisissure. Ils ont beau récurer et aérer leur logement, les champignons prolifèrent, inexorablement.
« Sur conseil du médecin traitant et de l’allergologue, j’ai doublé le traitement pour l’asthme de mon fils de 5 ans. Quant à moi, j’enchaîne bronchite sur bronchite. » Cette maman a beau récurer en permanence les moisissures qui infestent son logement, rien n’y fait. Une proche voisine est également à bout : « Je n’ai presque plus rien. Lit, sommier, matelas, canapé, les vêtements de mon fils et les trois quarts de mes meubles neufs sont partis à la poubelle car ils ont moisi. J’ai les poumons qui brûlent et je n’ai jamais autant consulté mon médecin. Désormais, je dors avec un respirateur ».
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La cave est plus saine que les appartements
Dans cette résidence HLM de l’avenue de Bordeaux, l’humidité est devenue un fléau quotidien et les champignons ont contaminé quantité de logements sur cinq étages : sur les murs, dans l’interstice des joints des fenêtres, derrière le mobilier, dans les recoins des placards… « C’est la galère, on nettoie mais les champignons reviennent toujours. Dans la chambre de mon enfant, on voit même des gouttes d’eau ruisseler du plafond. Tous les jours, les lits sont humides et le sol est trempé », se désole une mère de famille.
« Ça nous coûte un bras en plus du loyer »
« On est obligé d’ouvrir les fenêtres toute la journée tellement ça sent mauvais. Chacune des pièces de mon appartement est équipée d’absorbeurs d’humidité, à ma charge. Je paye aussi le sèche-linge à la laverie, sinon mes vêtements puent. Le bailleur nous dit de chauffer plus, mais cela ne règle pas le problème et nos factures augmentent. » Une autre locataire assure que « même dans les parties communes on voit des traces de salpêtre. La cave est plus saine que les appartements. J’ai donc mis toutes mes affaires en valises pour les entreposer au sous-sol. Notre immeuble est devenu un champignon géant. Entre le chauffage à fond, la laverie, les absorbeurs, les consultations chez le médecin… ça nous coûte un bras en plus du loyer ».
La ventilation centrale en panne ?
Pour les habitants, l’origine du problème est bien connue : « Le système de ventilation central est défectueux. Cette situation dure depuis des mois et s’est aggravée avec les dernières pluies. Le bailleur nous dit que la pièce pour réparer la VMC est commandée, mais rien ne bouge et nous sommes très mal reçus quand nous alertons à la permanence ». Les locataires sont d’autant plus inquiets que « le bailleur prévoit de repeindre dans quelques jours les murs en blanc, voire de traiter avec des fongicides. Mais c’est un cache-misère puisque le problème n’est toujours pas réparé à la source ! » Et une habitante, épuisée et excédée, d’ajouter en se désolant : « On aurait dû se concerter et s’organiser entre locataires pour bloquer les loyers ».
Tempête, ponts thermiques et « mauvaise utilisation des logements » : la réponse du bailleur
Le bailleur social Marcou Habitat tient à clarifier la situation. « Nous avons subi une tempête en date du 13 février, avec pour conséquence la mise hors service de la VMC collective sur la toiture. À ce jour le devis des réparations a été validé auprès de notre prestataire, qui est en attente des matériaux et matériels pour une remise en fonctionnement dans les jours à venir. L’absence effective de ventilation a entraîné la formation de moisissures dans certains logements. Après remise en service de la ventilation, les peintures seront refaites et les murs seront traités si besoin », explique Julien Rey, chef de service à la gestion du patrimoine locatif. De plus, « nous avons réalisé une déclaration auprès de notre assurance et une expertise est convenue pour constater les faits ».
En revanche, le bailleur reconnaît que « nous avons sur ce bâtiment des carences structurelles avec des faiblesses de ponts thermiques sur certains logements. Ces soucis sont difficilement traitables, mais nous devons engager un traitement sur la façade côté avenue de Bordeaux pour y remédier ». Marcou Habitat pointe aussi « la mauvaise utilisation des logements par certains locataires, qui obstruent les grilles des entrées d’air des fenêtres, ce qui n’assure pas un bon renouvellement de l’air et met en défaut la ventilation. Nous constatons également le manque de chauffage (par souci d’économie) sur certains logements. Il y a une certaine carence sur l’équipement, mais surtout il faut continuellement communiquer aux locataires de bien utiliser leur logement ». Le chef de service indique également : « Nous avons communiqué tout cela par circulaire papier et SMS aux locataires. Une nouvelle circulaire est en cours pour améliorer les informations ».
Source : www.lindependant.fr

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