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Si l’on en croit le président Trump, c’est à lui que l’on aurait personnellement demandé de choisir le nom de l’opération militaire contre l’Iran, et tous les choix qu’on lui aurait proposés l’auraient ennuyé. “Ils m’ont soumis, genre, vingt noms, et moi, je suis là, genre, je m’endors.” “Aucun ne me plaisait.” Enfin, on lui a suggéré une autre possibilité : opération Epic Fury (“Fureur épique”). Ce qui l’a réveillé. “J’aime ce nom”, a-t-il déclaré à ses partisans lors d’un meeting dans le Kentucky [le 11 mars]. Et ainsi a-t-il été sélectionné.
Après tout, “Fureur épique” symbolise l’essence même de la présidence de Trump. Tout ce qu’il fait est épique, à ses yeux du moins – plus grand, plus fort, inédit, “comme on n’a encore jamais vu”, ne cesse-t-il de répéter. Et on a le sentiment que ses actes sont en grande partie mus par la fureur, une hostilité profonde et constante envers les forces qui s’opposent à lui ou ceux qu’il accuse d’être coupables de ce qu’il considère comme le déclin du pays sous le mandat d’autres présidents.
La “présidence de la colère”
Le nom “Fureur épique” est donc, fondamentalement, un choix trumpien pour désigner une guerre. Just Cause (“Cause juste”, au Panama), Restore Hope (“Redonner l’espoir”, en Somalie), Uphold Democracy (“Défendre la démocratie”,
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