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23 mars 2026Rachida Dati peut-elle se relever d’une si lourde débâcle que celle des municipales à Paris ?
Analyse : Voici une vue d’ensemble des faits selon notre équipe.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Rachida Dati peut-elle se relever d’une si lourde débâcle que celle des municipales à Paris ? ».
Points saillants
– Son accord avec Emmanuel Macron pour devenir ministre de la Culture n’a pas réussi à unir les macronistes.
• L’avenir de la maire du VIIe arrondissement est d’autant plus compromis qu’elle sera jugée pour corruption en septembre.
L’ambiance était glaciale, ce dimanche 2Z mars, au QG de Rachida Dati, dans le 12e arrondissement de Paris. Un local minuscule où aucun militant ne pouvait tenir. Ils n’étaient de toute façon pas nombreux à avoir envie d’assister au crash de leur candidate. Obtenant 41,5 % des voix, l’ex-ministre de la Culture se retrouve distancée de neuf points par son adversaire socialiste Emmanuel Grégoire. Une sévère claque dans une triangulaire proposant aux électeurs une gauche divisée.
D’autant que la progression du candidat PS entre le premier et le deuxième tour (plus de 118 000 voix) ne peut s’expliquer uniquement par les pertes de l’insoumise Sophia Chikirou, qui a vu 28 000 électeurs la quitter en une semaine. De quoi mesurer le rejet personnel dont Rachida Dati fait l’objet au sein d’un bloc central qu’elle n’a pas réussi à convaincre. Ce qui s’observe aussi à l’échelle des arrondissements.
Dans le IXe arrondissement par exemple, la maire sortante Delphine Burkli a été réélue avec 57,8 % des voix. Or, dans ce même secteur, la candidate LR enregistre 42,6 % des suffrages, contre 52,6 % pour Emmanuel Grégoire. Soit un écart de plus de 15 points entre les deux offres de droite. Rude.
Les résultats confirment la lecture d’un échec purement personnel, achevant des années d’effort pour y parvenir. Retour en janvier 2024. La maire du VIIe arrondissement fait une entrée fracassante dans le gouvernement Attal.
Le « deal » inopérant avec Macron
Sans être identifiée comme une spécialiste de la matière, la voilà propulsée ministre de la Culture. Très vite, une évidence s’impose : cette nomination s’inscrit dans un deal entre Rachida Dati et Emmanuel Macron. L’ex-sarkozyste offre au chef de l’État un coup politique comme il les affectionne (soit un recrutement réalisé en terres LR), contre la « garantie » du soutien présidentiel dans la bataille de Paris. Rachida Dati a beau démentir, un enregistrement révélé par Complément d’enquête confirme l’existence de cet accord, tout comme l’implication élyséenne durant l’entre-deux tours.
Il faut réaliser ce que cela signifie : un poste ministériel (et pas le moins exposé) a spécialement été occupé durant deux ans dans le but de provoquer l’alternance à Paris. Hélas pour elle, le soutien présidentiel dans cette bataille n’a pas suffi. Pour des raisons diverses, elle s’est retrouvée incapable de rassembler les macronistes parisiens derrière sa candidature. Même après le premier tour et la fusion avec Pierre-Yves Bournazel, le candidat soutenu par Horizons et Renaissance. Une entente au rabais aux allures de cadeau empoisonné, et dont le message a été brouillé par le désistement de la candidate zemmouriste Sarah Knafo à son profit, nourrissant les soupçons d’une entente tacite avec la candidate d’extrême droite.
Quelles que soient les (multiples) raison de son échec dans ce qu’elle présentait comme le « combat de sa vie », la question qui se pose désormais est celle de son avenir. « Avec sa pugnacité, je ne la vois pas arrêter. Elle est encore au centre du paysage politique », a soutenu la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur BFMTV. « Le résultat n’est pas celui espéré, mais je ne renonce à rien. Paris et les Parisiens méritent mieux et je continuerai à me battre pour vous », a de son côté affirmé la principale intéressée, qui reste maire dans son fief du VIIe arrondissement.
Un procès pour corruption en septembre
Mais que peut-elle réellement faire d’autre à part constater le rejet de sa personnalité clivante ? Car c’est la deuxième fois que Rachida Dati échoue dans sa quête parisienne, après une première défaite en 2020. Ce qui conforte la lecture du centre droit parisien, qui estime que Paris ne se conquiert pas avec les codes de la droite populiste convoqués par cette adepte des « punchlines » et des offensives aux accents trumpistes. Sur le plan national, sa sortie (tardive) du gouvernement l’éloigne du cœur du pouvoir, alors que l’ère Emmanuel Macron entre dans ses derniers mois d’existence. Pas idéal pour se refaire, d’autant qu’une échéance d’une autre importance attend la principale intéressée. L’ex-ministre de la Culture doit comparaître en septembre 2026 au côté de l’ex-patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn pour corruption passive, trafic d’influence et recel d’abus de pouvoir.
Les soupçons qui pèsent sur Rachida Dati sont lourds. Elle est accusée d’avoir perçu, entre 2010 et 2012, 900 000 euros de prestation pour le compte d’une filiale du groupe automobile sans avoir réellement travaillé. Dans ce dossier, elle risque jusqu’à 10 ans de prison, 450 000 euros d’amende et éventuellement jusqu’à 5 ans d’inéligibilité. Voilà qui pourrait, en cas de condamnation, autrement assombrir un avenir politique déjà incertain.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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