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4 avril 2026L’évolution du paysage de nos campagnes aggrave-t-elle les sécheresses ? OnVousRépond Climat – franceinfo
Analyse : L’équipe éditoriale propose un résumé des informations principales.
Quelques points clés à retenir concernant « L’évolution du paysage de nos campagnes aggrave-t-elle les sécheresses ? OnVousRépond Climat – franceinfo ».
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Moins de haies, des parcelles plus grandes et cultivées par de lourdes machines : les zones rurales, comme tout le pays, ne cessent de changer sous l’action de l’homme. Mais ces mutations n’augmentent-elles pas le risque de manquer d’eau l’été venu ? Notre hydrologue vous répond
Les campagnes françaises ne ressemblent plus à ce qu’elles étaient autrefois : depuis les années 1950, le remembrement est à l’œuvre. Ce qui signifie que les petites parcelles entourées de haies et parsemées de bosquets, qui formaient un paysage de bocage, ont progressivement laissé place à des champs plus grands et sans obstacles, plus faciles à cultiver avec les imposantes machines agricoles modernes.
Sur la seule seconde moitié du XXe siècle, pas moins des deux tiers de la surface agricole française ont ainsi été redessinés ! Surtout dans le nord de la France, terre de grandes cultures céréalières ou betteravières. Ce que les géographes appellent des « openfields », autrement dit des « champs ouverts ».
Certes, à partir des années 1970, la loi a commencé à prendre en compte les impératifs écologiques : études d’impact avant certaines opérations, loi paysage en 1993… mais pour autant, les haies continuent à disparaître : depuis 1950, leur nombre a baissé de pas moins de 70 %, soit un million et demi de kilomètres !
En enlevant les haies […] l’eau a de moins en moins de temps pour s’infiltrer
Yves Tramblay, hydrologue
Or, souligne l’hydrologue Yves Tramblay : « en enlevant les haies », on accélère hélas bien trop « le drainage au niveau des champs, c’est-à-dire l’écoulement rapide de l’eau vers l’exutoire et vers le cours d’eau, et ensuite vers l’océan ».
Donc, « tout cela augmente la rapidité de l’écoulement de l’eau : ça réduit les temps d’infiltration », car « l’eau a de moins en moins de temps » pour pénétrer le terrain, d’abord « au niveau des sols », et ensuite « plus profondément au niveau des aquifères ». Ce qui veut dire que les nappes phréatiques ne reçoivent presque plus rien…
Souvent, le remembrement a aussi entraîné la suppression des mares, considérées à l’époque comme inutiles : or ces zones humides servaient de tampon, pour une absorption progressive de l’eau, qui sans cela file directement dans les cours d’eau, là encore sans recharger les nappes. Même la disparition des vers de terre est un facteur aggravant : décimés par les produits chimiques, ils ne peuvent plus assurer leur travail d’aération du terrain, qui permettait aux pluies de s’infiltrer.
Bien sûr, le remembrement ne fut pas décidé par hasard : à la fin de la guerre, la France ne produisait pas assez pour nourrir ses habitants, et les politiques mises en place lui ont permis de devenir une grande puissance agricole. Au prix d’un bouleversement : les paysans, qui étaient sept millions à la Libération, étaient déjà moitié moins nombreux dans les années 1960… et ne sont plus qu’un million aujourd’hui.
Avec une exploitation moyenne de 58 hectares, la paysannerie française ne ressemble évidemment plus à ce qu’elle fut pendant des siècles, et donc son paysage non plus. Même si une prise de conscience a commencé dans le monde agricole comme au sommet de l’État : désormais, les pouvoirs publics font « la promotion des zones humides », ou incitent à « leur restauration dans les zones où elles ont disparu », explique Yves Tramblay. Mais tout cela prendra beaucoup de temps…
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Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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