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4 avril 2026« On vous veut dans notre équipe à Houston ! » : Christina Koch, première femme à voyager vers la Lune, raconte son parcours
Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Voici les éléments principaux de « « On vous veut dans notre équipe à Houston ! » : Christina Koch, première femme à voyager vers la Lune, raconte son parcours » pour nos lecteurs.
Résumé rapide
Il est 6 heures du matin, Christina Koch est encore au lit quand elle est réveillée par la sonnerie de son téléphone. Nous sommes alors en 2013, elle a 34 ans et vit dans un endroit bien reculé, comme elle les aime : une île de l’archipel des Samoa, en plein Pacifique Sud.
**Elle travaille pour l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique et elle a postulé pour rejoindre le programme de formation des astronautes de la NASA. Et justement, en ce jour de printemps 2013, à l’aube, c’est la NASA au bout du fil.
Un appel de la Nasa
« Quand ce coup de téléphone est arrivé, je pensais que c’était pour me dire que je n’étais pas retenue, raconte-t-elle dans le podcast Houston We have a Podcast Ouverture dans un nouvel onglet. Donc, dès que la personne s’est mise à parler, je me suis lancée dans mon speech : ‘Merci pour votre temps, ça a été un honneur…’ Elle m’a dû m’arrêter pour me dire ‘non, non, on vous veut ici, dans notre équipe à Houston !’ Ça m’a tellement soufflée que je n’ai rien répondu. Je ne pouvais plus parler. J’ai entendu : ‘Allo ?’ (…) À la fin de la journée j’en étais presque à me demander si ce coup de fil avait existé ou si je l’avais rêvé.«
Car c’est son rêve qui se réalise. La fameuse photo prise en 1968, lors de la mission Apollo 8 vers la Lune, c’est le poster qu’avait Christina Koch dans sa chambre d’enfant.
Depuis toujours, elle est fascinée par l’espace et par les grands espaces. Elle a grandi dans une petite ville de l’État de Caroline du Nord, sur la côte Est des États-Unis. Comme elle s’en souvient dans le podcast « Curious Universe », elle est tout le temps dehors.
L’immensité et « les réflexions que ça engendre »
« J’adorais les choses devant lesquelles je me sentais petite, raconte-t-elle. J’adorais regarder le ciel la nuit à travers les branches de pins, j’adorais l’océan en Caroline du Nord. On a aussi des montagnes et j’adorais l’immensité de toutes ces choses, l’immensité de l’univers. J’adorais les sensations, les réflexions que ça engendrait en moi. Je me disais : ‘Il y a là tellement de trucs à apprendre !' »
Et puis Christina Koch aime les sciences et les outils. Alors elle devient ingénieure en génie électrique. En 2002, c’est à la NASA qu’elle débute sa carrière. Elle développe des instruments pour plusieurs missions spatiales – un « job de rêve », elle le reconnaît – mais elle aime trop l’aventure. Deux ans plus tard, la voilà en Antarctique.
L’ingénieure d’élite, fan d’escalade, se souvient quand elle montait des fers à souder en haut de grandes tours métalliques, à moins de -40 degrés. Ensuite c’est le Groenland, l’Alaska, les Samoa, après un détour par l’Afrique.
« Faites ce qui vous fait peur »
Christina Koch est toujours attirée par les nouveaux défis. “Je dis toujours aux gens : ‘Faites ce qui vous fait peur.’ Et moi ce qui me fait peur c’est monter dans un avion pour l’Antarctique. C’est m’envoler pour aller étudier à l’étranger, en l’occurrence au Ghana. C’est postuler pour être astronaute. C’est m’attacher dans une fusée. C’est être dans le sas de sortie extravéhiculaire, ouvrir la trappe et sortir dans l’obscurité ».
C’est ce qu’elle fait en 2019, année où, devenue astronaute, Christina Koch marque doublement l’histoire. D’abord, elle passe 328 jours sur la Station Spatiale Internationale (ISS), c’est sans précédent pour une femme. Et, le 18 octobre, elle sort de la station avec non pas avec un, mais une collègue, Jessica Meir, c’est la première sortie dans l’espace 100% féminine. Elles doivent remplacer un système de recharge des batteries, la mission dure plus de sept heures.
« C’est le président Donald Trump, vous m’entendez ? »
Et soudain, en plein travail, un appel leur parvient depuis la Maison Blanche : « C’est le président Donald Trump, vous m’entendez ? Félicitations, Christina et Jessica, pour cet évènement historique (…) Vous êtes maintenant à la télévision, partout dans le monde, donc ne soyez pas trop nerveuses (rires). »
Elles n’ont pas l’air nerveuses. « Merci mais on n’a pas envie de s’attribuer trop de crédit, répond Jessica Meir. Plein de femmes sont sorties dans l’espace avant nous, c’est juste que pour la première fois, il y a deux femmes en même temps (…). En fait, on fait juste notre travail. »
Christina Koch, elle, reste concentrée sur sa tâche. Elle flotte dans le vide en combinaison, avec au loin, derrière la visière de son casque : la Terre. L’astronaute explique qu’il y a une chose qui l’a encouragée depuis toute petite : jamais on ne lui a dit que son rêve était fou, jamais on ne lui a dit qu’elle n’y arriverait pas.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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