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13 avril 2026
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13 avril 2026Élu face à Viktor Orban, Peter Magyar « a quatre ans pour rendre une certaine fierté aux Hongrois », selon Pascale Joannin
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Points essentiels de l’article
« Quelque part la défaite d’Orban, c’est la défaite de Trump », affirme Pascale Joannin, directrice générale de la Fondation Robert Schuman, sur France Inter, lundi 13 avril, au lendemain de la victoire du conservateur pro-européen Peter Magyar aux élections législatives en Hongrie. « Le vice-président américain était quand même, il y a cinq jours encore, sur les terres hongroises pour soutenir son ami Orban, je veux dire par là, les Hongrois leur ont fait un bras d’honneur immense » en sortant le « très pro-Poutine, très pro-Trump » Viktor Orban qui était Premier ministre depuis 2010, souligne Pascale Joannin.
Selon la directrice de la Fondation Robert Schuman, cette élection s’est jouée autour du fait que « l’économie hongroise va mal », avec une inflation qui « pèse beaucoup dans le système ». « Il y avait également la corruption qui était de plus en plus difficilement cachable » du côté des proches de Viktor Orban, comme « le père, le gendre, voire le meilleur ami, ancien chauffagiste, qui était parti de rien et qui se retrouvait à la tête de la plus grosse fortune hongroise », ajoute-t-elle. En Hongrie, un quart de la richesse nationale est détenu par des amis du désormais ex-Premier ministre.
Une participation record
Son opposant victorieux, Peter Magyar, vient de son parti qu’il a quitté il y a quelques années. « Il est sorti et il connaissait donc le système de l’intérieur pour pouvoir appuyer là où ça fait mal et révéler les contradictions de Viktor Orban, les mensonges de Viktor Orban, et c’est ça qui a permis peut-être aux Hongrois d’avoir confiance en lui et de lui apporter aussi massivement son soutien », explique Pascale Joannin. « Comme Magyar a les clés, il ne peut pas se défausser », assure-t-elle.
Selon un décompte officiel portant sur 98,15% des bureaux de vote, Tisza, le parti de Peter Magyar, remporte 138 sièges sur 199 avec 53,56% des voix, contre 55 sièges et 37,86% des voix pour le Fidesz de Viktor Orban. La participation a atteint un record de 79,50%. « On espérait bien évidemment que Peter Magyar mette un terme au règne, au mandat de Viktor Orban, de cette ampleur, c’est assez inattendu, et ça montre la volonté que les Hongrois ont eue de dégager Viktor Orban et de changer et de remettre la Hongrie au cœur du village européen », souligne Pascale Joannin.
« C’est la première fois depuis le retour de la Hongrie en démocratie en 1989, qu’il y a ce pourcentage de participation, ce qui veut bien dire que les gens ont eu à cœur de témoigner, de changer et de mettre un bulletin dans l’urne pour en effet changer le système et remettre une Hongrie plus européenne, avec une autre image que celle qu’Orban avait écornée », affirme la directrice de la Fondation Robert Schuman.
« Détricoter les plus mauvais côtés du système Orban »
Même si Peter Magyar est classé du côté des conservateurs, sur le plan européen, il n’est pas du tout aligné comme Viktor Orban. Il siège avec le Parti populaire européen (PPE), auquel participe aussi la CDU allemande par exemple, alors que le parti de l’ancien Premier ministre siège avec le groupe Patriotes pour l’Europe présidé par Jordan Bardella. La Hongrie fait face à des sanctions européennes notamment « pour non-respect de l’État de droit, la liberté de la presse, la liberté de la justice ». « Magyar va peut être permettre de récupérer un peu de ces fonds européens. Et les Hongrois vont voir arriver l’argent européen qui était bloqué jusqu’alors », explique Pascale Joannin.
Le nouveau Premier ministre hongrois « a quatre ans pour faire un certain nombre de choses et donc il va détricoter évidemment les plus mauvais côtés du système Orban, notamment l’image internationale ou l’image européenne et puis, surtout, permettre de rendre une certaine fierté aux Hongrois et améliorer leur situation économique », affirme Pascale Joannin.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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