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16 avril 2026Analyse : L'équipe examine les points essentiels pour vous informer rapidement.
Notre équipe analyse l'article « Et si la Chine était la gagnante de la guerre en Iran ? » pour en tirer les points essentiels.
Les éléments principaux
Et si la Chine était la grande gagnante de la guerre en Iran ? Ça peut paraître contre-intuitif, puisque le blocus du détroit d’Ormuz par la flotte américaine menace de priver la Chine d’une partie de son approvisionnement pétrolier, et que Pékin entretient des relations étroites avec le régime iranien menacé.
Mais la Chine a plusieurs cartes en main. Premier gain, l’image. Xi Jinping n’a pas trop de mal à se présenter en modèle de sérénité et de prévisibilité quand Donald Trump hystérise la planète, insulte ses alliés, se contredit d’un jour sur l’autre. Auprès des pays du Sud global insécurisés, ça compte.
Le numéro un chinois se permet même de donner des leçons de respect du droit international à Donald Trump, qui a déclaré qu’il n’en a cure. Dans le plan en quatre points présenté par Xi Jinping pour l’Iran, l’un d’eux est le respect du droit international, un comble pour un pays accusé de le bafouer en mer de Chine méridionale.
Depuis le début de la guerre, Pékin se montre discret, mais pas inactif. D’abord sur le plan diplomatique : Trump lui-même a reconnu que la Chine avait joué un rôle pour convaincre l’Iran d’accepter le cessez-le-feu.
Ces derniers jours, les visiteurs se bousculent à Pékin, du chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov promettant d’augmenter les livraisons d’hydrocarbures à la Chine, au premier ministre espagnol Pedro Sanchez, décidément un habitué de Pékin.
Mais c’est surtout la visite du prince héritier d’Abu Dhabi qui retient l’attention : c’est très significatif puisque le fils du président des Émirats arabes unis, cible des attaques de missiles iraniens, vient en Chine réputée proche de Téhéran. Xi Jinping l’a reçu avec tous les honneurs ; et même si le plan de paix qu’il a énoncé est trop vague pour être opérationnel, il montre que la Chine parle à tout le monde pour la réduction des tensions.
Troisième carte : Pékin a réussi jusqu’ici à éviter les frictions avec les États-Unis, malgré les alertes. C’est important pour la Chine, car dans moins d’un mois, les 14 et 15 mai, Pékin accueille Donald Trump pour un Sommet dont l’importance ne doit pas être sous-estimée. Il s’agit de négocier les termes des rapports sino-américains des prochaines années, sur le terrain commercial comme stratégique. S’agissant de la relation entre les deux superpuissances du 21ème siècle, c’est crucial.
Or ce sommet a déjà été retardé de deux mois par la guerre en Iran, et pourrait être impacté par de nombreux facteurs : par exemple si un tanker chinois était intercepté par la marine américaine dans le détroit d’Ormuz, ou par les informations faisant état d’une aide militaire chinoise à l’Iran.
Hier, le Financial Times révélait que l’Iran avait acheté un satellite espion chinois qui lui permettait de cibler les bases militaires américaines dans les pays arabes du Golfe. Mais Donald Trump s’est voulu apaisant, en tweetant que Pékin avait accepté de ne pas livrer d’armes à l’Iran, ajoutant que le Président Xi lui donnerait une « grande accolade » bientôt à Pékin.
Pour toutes ces raisons, la Chine ne manque pas d’atouts pour traverser la tempête en cours, et en sortir renforcée dans sa construction d’image de puissance responsable. Xi Jinping peut remercier Donald Trump du cadeau.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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