
pourquoi le biopic sur Michael Jackson omet ses ennuis judiciaires
22 avril 2026
éligibles à la nouvelle aide carburant, ils ne vont pas la réclamer
22 avril 2026Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Nathan Devers : « Aimer Jérusalem », un retour au texte après le 7 octobre ».
Faits marquants
Philosophe, agrégé, auteur publié chez Gallimard à 28 ans, chroniqueur dans plusieurs médias, Nathan Devers — de son vrai nom Nathan Naccache — est l’un des jeunes intellectuels les plus en vue de sa génération.
Le 7 octobre, un rappel à l’amour d’Israël
C’est à Beyrouth, où il recevait un prix littéraire, que Nathan Devers apprend les massacres du Hamas. « En voyant ces images insoutenables, indescriptibles, ineffables, il s’est passé quelque chose de très difficile à penser », confie-t-il. Élevé dans une famille juive observante, il avait pourtant pris ses distances avec la religion et avec Israël après avoir renoncé à une vocation rabbinique.
Ce jour-là, tout remonte : « J’ai eu comme un rappel à cet amour d’Israël dont la pensée juive dit qu’il est à la fois important et en même temps extrêmement difficile à penser. » Il est retourné plusieurs fois en Israël depuis, sur les lieux des massacres, au contact d’une société « tiraillée, souffrante, hésitante » — et à appris à aimer ce pays « non plus pour des raisons religieuses, mais comme un idéal politique, un idéal philosophique ».
La Bible n’appartient pas aux extrémistes
Au cœur du livre, une conviction forte : il ne faut pas laisser le texte biblique aux seuls religieux, et encore moins aux extrémistes. Nathan Devers s’attaque frontalement à la lecture littéraliste que font de la Bible des membres du gouvernement Benjamin Netanyahou comme Itamar Ben Gvir ou Bezalel Smotrich : « Ce sont des gens qui préconisent une lecture littéraliste de la Bible. Or la lecture, c’est le contraire du littéralisme — le lecteur recrée le livre tout autant que l’auteur. »
Pour lui, le peuple juif est d’abord « un peuple qui est littéralement sorti d’un livre », dont le seul fondement — ni géographique, ni ethnique, ni culturel — est le texte. Une singularité qui le « grise et l’enivre », et qui nourrit sa vision d’un Israël fragile, que ces mêmes dirigeants sont peut-être « en train de tuer » en rejetant toute préoccupation pour son image dans le monde.
L’intellectuel dans la caverne médiatique
Présent sur France info, France 5 et France Culture, Nathan Devers défend sans complexe son omniprésence médiatique, qu’il relie à une vieille querelle française. Pour lui, le schisme entre intellectuels académiques et médiatiques remonte à l’essor de la télévision, quand Jean-Paul Sartre ou Deleuze ont tourné le dos au petit écran tandis que Bernard-Henri Lévy et les « nouveaux philosophes » faisaient le choix inverse.
Face à la mise en garde de Gilles Deleuze — selon qui la performance médiatique finirait par éclipser les livres —, il répond par Platon : « Dans le mythe de la caverne, Socrate dit que la mission du philosophe est de sortir de la caverne, mais il ajoute : la philosophie se fait dans la caverne. Il faut revenir dedans, œuvrer dedans et questionner dedans. »
Aimer Jérusalem, de Nathan Devers, est paru aux éditions Gallimard.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

9999999