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L'équipe éditoriale a étudié « Mali: enlèvement de Mountaga Tall, avocat et défenseur de la démocratie » et partage son avis.
Ce qu’il faut garder en tête
Au Mali, un calme précaire règne sur le terrain. Aucun affrontement n’a été rapporté, depuis le début du week-end du 2-3 mai, alors que les jihadistes du Jnim et les rebelles indépendantistes du FLA sont à l’offensive depuis le 25 avril, dans tout le pays et principalement dans le Nord. La capitale Bamako reste soumise à un blocus partiel instauré par les jihadistes, depuis le 28 avril. Dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 mai, Me Mountaga Tall, avocat, homme politique et ardent défenseur de la démocratie malienne, a été enlevé à son domicile de Bamako par des hommes armés, suivant un mode opératoire classique de la Sécurité d’État. Ses proches demeurent sans nouvelles de lui.
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Il est minuit passé lorsque deux hommes armés et encagoulés se présentent chez Me Mountaga Tall, dans la nuit du 2 au 3 mai. Sa femme est présente. Alors qu’elle tente de photographier la scène, les deux hommes la « brutalisent » et lui arrachent son téléphone. C’est ce qui a été rapporté à RFI par l’entourage de Mountaga Tall.
Les deux hommes embarquent alors l’avocat à bord d’une voiture sans plaque d’immatriculation et l’emmènent vers une destination inconnue ; un mode opératoire classique des services maliens de la Sécurité d’État.
Défenseur de la démocratie
L’avocat et ancien ministre est une figure de la scène politique malienne, engagé dans la révolution qui a fait chuter la dictature militaire de Moussa Traoré en 1991.
Depuis le début de la Transition qui a suivi le coup d’État militaire de 2020, Mountaga Tall s’est progressivement posé en défenseur de la démocratie et s’est impliqué dans les dossiers judiciaires les plus sensibles : il dirige la défense de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara – voix critique du régime, en prison depuis près d’un an – et de plusieurs haut-gradés accusés d’avoir voulu renverser les militaires au pouvoir.
Me Mountaga Tall est aussi à l’initiative de plusieurs procédures contestant la dissolution – par les autorités de Transition – de toutes les organisations politiques du pays.
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« Dans le viseur »
« Il était dans le viseur depuis plusieurs mois, confie une source sécuritaire malienne, on cherchait juste un prétexte. »
Au soir du vendredi 1er mai, le procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako a indiqué que plusieurs militaires et anciens militaires, soupçonnés de complicité dans les attaques du 25 avril, avaient été arrêtés, que les recherches se poursuivaient et que des personnalités politiques étaient aussi concernées.
Mountaga Tall a-t-il été arrêté dans ce cadre ? À ce stade, son enlèvement n’a fait l’objet d’aucune explication officielle et demeure en dehors de toute procédure légale.
« Opacité »
Dans un communiqué transmis dimanche 3 mai dans l’après-midi à RFI, la famille de Mountaga Tall s’indigne de cette « opacité » et déplore être « dans l’impossibilité d’obtenir la moindre information fiable sur son lieu de détention, son état de santé ou sa situation juridique ».
La famille de Mountaga Tall indique également avoir saisi le Bâtonnier de l’ordre des avocats et constitué une journalistes spécialisés de défense. La famille « exige que toute la lumière soit faite sans délai » sur « cet enlèvement », demande « la localisation immédiate » de Mountaga Tall et « réclame le respect strict de ses droits fondamentaux ».
Me Mahamadou Konaté, ancien ministre de la Justice et opposant de la Transition (qui se trouve hors du Mali), estime pour sa part, dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, que « les règles les plus élémentaires de droit et de procédure sont piétinées, au profit d’agissements hors-la-loi, exercés en toute impunité ». « Jusqu’où tolérerons-nous cela, à quel moment d’autres femmes et hommes se lèveront-ils pour s’y opposer et y mettre fin ? », interroge Me Konaté.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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