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Voici quelques observations de notre rédaction sur « Une bipolarité assumée pour le premier album du quartet électro-pop perpignanais ».
Récap des faits principaux
Maladie bien connue, car souvent mentionnée pour tout et son contraire par les mass media, la bipolarité, pour ce quartet perpignanais, s’appréhende à des univers musicaux en clair-obscur.
Avec la sortie de leur premier disque au titre à rallonge, mais définissant bien leur état d’esprit « À tous ces virages ratés… Alors qu’on aurait bien pris la ligne droite », les quatre de Bipolaire n’en sont plus à une ambivalence près. Des quinquas ayant traversé les modes musicales des années 80, celles des épaulettes surdimensionnées, des coupes de cheveux effrayantes et des batteries électroniques ressemblant à de l’art ménager balkanique, reviennent sur le devant de la scène avec cette formation pas nostalgique pour autant.
Taxi Girl et New Order
À l’écoute de la rondelle qui se décline – c’est à préciser tant cela devient rare – en CD, vinyles et cassettes audio (oui, celles que l’on rembobinait avec le stylo Bic Cristal), plusieurs éléments de langage mélodique viennent secouer les esgourdes malmenées. Comme on le disait plus haut, sans nostalgie dans la forme, mais axant leurs sons sur des synthés analogiques, on perçoit des références bien surlignées. Du Taxi Girl pour le côté pop noire française, à du New Order période « Substance » pour les guitares en arrière-plan qui se greffent aux synthés, colonne vertébrale de Bipolaire.
Il y a eu un avant. De 2004 à 2009, Carine et Philippe Péralba formaient une partie du groupe Hektor, avec le côté pop de monsieur et le côté punk de madame, jusqu’au split et à l’envie de reprendre les affaires, mais en plus électrique en 2013. La bipolarité se nourrit donc, dans leur cas de figure, d’univers en rose et noir, comme ils nous le précisent, accrochés à des pressions mousseuses rue Paratilla à Perpignan. Le rose pour la poésie, le noir pour certains thèmes abordés par Carine. Une poésie que l’on retrouve dans la pochette de l’album conçue par leur fils Tristan Péralba, où l’influence de Magritte et de Dali amplifie la vision énigmatique qu’elle peut susciter.
Puristes des sons analogiques
De bons mots mis sur les maux contemporains, une réflexion sur la condition humaine, tout ça nappé de synthés analogiques, de basse ronde et de guitares des tranchées. Des titres comme « En Alaska » ou « Suzie », tubesques à souhait, ont tout pour en devenir, si les radios enlevaient leurs œillères et étaient moins inféodées aux diktats formatés parisiens.
Le 10 mai, petit concert en extérieur devant le bar La Marée, rue Paratilla à Perpignan, et le 30 mai, ils seront sur scène au Tarmac à Montpellier. Les quatre forment un bon mélange des genres. Un punk, Jacques Cognon, au nom prémonitoire, toujours pas remis des Clash, à la basse, une encyclopédie vivante du rock, Philippe Renon, à la guitare, et le couple Péralba aux synthés et au chant, déroulant cette pop aux relents de jais qui s’immisce telle la ciguë de Socrate, lentement, dans vos veines. La batterie est tenue par une machine, gérée par Philippe derrière ses synthés. Mais pas d’IA en vue pour ces puristes des sons analogiques. L’intégrité artistique est à ce prix.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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