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4 mai 2026Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « au cœur des opérations coup de poing des douaniers enquêteurs – franceinfo ».
Récap des faits principaux
Publié
Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min
Le trafic d’armes à feu explose ces dernières années en France. Près de huit millions d’armes circulent à travers tout le pays, dont trois millions illégalement. Des agents de l’Etat traquent, dans le plus secret, les dossiers les plus sensibles pour lutter contre ce trafic. Reportage exceptionnel.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Ils sont le bras armé d’un service de renseignement et participent aux dossiers les plus sensibles. Ces hommes ne sont ni policiers ni gendarmes, mais douaniers. Peu connus, ils cultivent la discrétion. Ils sont pourtant en première ligne face aux crimes organisés, dont les trafiquants d’armes. Tous travaillent pour la DNRED, c’est-à-dire la Direction nationale du Renseignement des Enquêtes Douanières.
Après des mois de négociations, nous avons obtenu une autorisation exceptionnelle de tournage, car les agents sont tenus au plus grand secret. Sur leur bureau : des dossiers de blanchiment, du narcotrafic, du terrorisme parfois, et souvent du trafic d’armes. La douane a saisi 1 061 armes en 2025, soit une hausse de 20 %.
Ce jour-là, ils préparent d’ailleurs une arrestation dans le sud-est de la France, « concernant un dossier arme et explosif ». « Il a trois armes, un peu de grenades, et on a aussi entendu un petit peu de mines, mais ça reste à déterminer », indique un agent aux troupes. Les douaniers l’ont repéré grâce à des achats en ligne suspects. Ils redoutent un arsenal caché et se préparent donc au pire, comme à une fusillade. Tous ont en mémoire la mort de l’un de leurs collègues en 2015, tué par un trafiquant d’armes d’une balle dans la tête.
Le jour J, avant l’aube, nous les retrouvons en train de s’équiper sur un parking à l’écart de la ville. Leur lourd équipement est aussi là pour dissuader toute forme de résistance de la part du suspect. « L’idée, c’est de se donner une chance de ne pas les utiliser et de préserver la vie en face. On est là pour remettre quelqu’un dans les mains de la justice, pas pour l’éliminer », souligne, sous anonymat, un agent du Groupe de soutien opérationnel (GSO) de la Direction nationale du Renseignement des Enquêtes Douanières.
La colonne progresse dans un quartier résidentiel, suivi des douaniers enquêteurs au fond. Ils montent les deux étages sans un seul mot, puis posent le vérin hydraulique. Le suspect est menotté sans résistance. Les soupçons se confirment.
De manière générale, ces collectionneurs sont surveillés de près car ils sont parfois liés au crime organisé. « Ils aiment bien avoir des armes fonctionnelles, donc ils les remettent en service et puis ils les revendent pour en acheter d’autres. Finalement, ça part sur des circuits qui ne sont pas des circuits légaux et après on perd la main sur ces armes. Ça peut servir à un braquage, à un attentat », analyse un agent, toujours sous anonymat.
À peine terminé, le groupe se remet sur la route. En moyenne, il intervient deux à trois fois par semaine dans toute la France, et toujours dans le plus grand des secrets.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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