
Emmanuel Macron appelle à une « réouverture concertée entre l’Iran et les États-Unis » du détroit d’Ormuz
4 mai 2026Nouvelles du monde | Dernières actualités | Reuters
4 mai 2026Analyse : Cette information a été analysée pour vous fournir un résumé clair.
Notre équipe analyse l'article « CAC 40 : La marine américaine commence à escorter des navires bloqués dans le Golfe » pour en tirer les points essentiels.
Résumé synthétique
(BFM Bourse) – Cet article, en accès libre, est produit par l’équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l’intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant à notre espace Privilèges.
Jeudi, pour la quatrième et dernière séance de la semaine 18, le CAC 40 a connu une séance volatile, Mr Market recevant des signaux de toutes parts, qu’ils soient géopolitiques, macroéconomique ou monétaire. Le vert a fini par l’emporter, l’indice tricolore terminant en hausse de 0,53% grâce au secteur de l’énergie, par l’intermédiaire des prix du brut toujours aussi fermes.
Sur les derniers développements de la guerre en Iran, la marine américaine va commencer, dès ce lundi, à escorter des navires bloqués dans le Golfe à travers le détroit d’Ormuz, comme l’a annoncé la veille le président Donald Trump. L’Iran a immédiatement répondu à cette initiative, avertissant que « toute intervention américaine » sera considérée comme « une violation du cessez-le-feu ».
« Je ne renonce pas à travailler sur la relation transatlantique. Et je ne renonce pas non plus à travailler avec Donald Trump », a déclaré le chancelier allemand, Friedrich Merz, malgré une dispute avec le président américain à propos de la guerre. Le 27 avril, le chancelier avait estimé que l’Iran « humiliait » Washington à la table des négociations et que les Etats-Unis n’avaient « aucune stratégie » en Iran. Washington a annoncé depuis une baisse de 5.000 du nombre de soldats américains stationnés en Allemagne.
Jeudi, à la veille d’un jour férié, et chômé pour la Bourse de Paris, la Banque centrale européenne achevait un Conseil des Gouverneurs. Réunion soldée par un statu quo sur les taux proprement dits. « Mais le signal le plus important réside dans ce que le Conseil des gouverneurs n’a pas dit. Sa ligne de conduite consiste à garder un maximum de flexibilité, ce qui signifie qu’elle ne s’engagera sur une trajectoire que si les conditions sont clairement réunies », décrypte Madison Faller, stratégiste en investissement chez J.P. Morgan Private Bank.
« Les marchés anticipent environ trois hausses d’ici la fin de l’année. Une certaine anticipation se justifie, mais nous estimons que l’ampleur de ce pari paraît prématurée compte tenu des incertitudes. L’inflation « core » n’a pas réaccéléré en mars, et les anticipations à long terme restent globalement bien ancrées. Le risque porte sur des effets de second tour : avec une croissance stable et un chômage faible, la question est de savoir si les salaires et les comportements de prix vont inscrire ce choc dans la durée. »
La veille, la Fed achevait son Comité de politique monétaire (FOMC), très probablement le dernier avec à sa tête J Powell. Du point de vue de Tiffany Wilding, économiste chez PIMCO, « la transition vers Warsh devrait principalement affecter la communication de la Fed — et son interprétation par les marchés — plutôt que les taux d’intérêt eux-mêmes. Warsh n’a pas semblé ouvertement accommodant lors de son audition au Sénat. Il a notamment critiqué la Fed pour avoir tardé à agir contre l’inflation en 2022. Il a mis en avant les mesures d’inflation moyenne ajustée et médiane, qui sont actuellement inférieures à l’inflation des dépenses de consommation personnelle (PCE) sous-jacente — une inclination modestement accommodante. Ces mesures ont historiquement eu tendance à dépasser l’inflation sous-jacente et s’accéléreront probablement si une hausse des prix de l’énergie pousse plus largement l’inflation des biens sous-jacents à la hausse. »
Sur le plan statistique, aucune surprise à noter concernant les prix à la consommation en Zone Euro ou les prix PCE outre Atlantique, dans écart au consensus. Bonne surprise en revanche sur les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage outre Atlantique qui refluent sous la barre des 200 000.
Côté valeurs, lanterne rouge du CAC 40, Stellantis a plongé de 6,4% après avoir livré des résultats tronqués par le reversement de surtaxes douanières par l’administration américaine. L’Amérique du Nord, division la plus importante de la société, est restée dans le rouge en termes de résultat opérationnel. Les banques ont aussi souffert ce jeudi, Crédit Agricole a rendu 3,7%, Société Générale a cédé 3,6% et BNP Paribas a contenu son repli à 1,4%, les trois banques ayant déçu les attentes. De l’autre côté du spectre, Engie a bondi de 4,9% après avoir annoncé discuter avec le gouvernement belge de la reprise de ses activités nucléaires en Belgique. Hors CAC 40, Air France-KLM a pris 3,8% après avoir publié des résultats supérieurs aux attentes. Après avoir lâché 10,5% en réaction à un abaissement de ses perspectives 2026 , Technip Energies termine le mois quasi à l’équilibre (-0,05%).
De l’autre côté de l’Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la séance de vendredi en ordre dispersé, le Dow Jones se contractant de 0,31% et le Nasdaq Composite grappillant 0,89%. Le S&P500, baromètre de référence de l’appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a grignoté 0,29% à 7 230 points.
un observation sur les autres classes d’actifs à risque: vers 08h00 ce matin
> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1740$.
> Le baril de WTI, l’un des baromètres de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 100,9$.
> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,34%.
> Quant au VIX, il valait 16,99 à la dernière clôture du S&P500.
A l’agenda macroéconomique ce lundi, à suivre les données finales du PMI industriel en Zone Euro à 10h00 ainsi que les données Sentix de confiance des investisseurs en Zone Euro à 10h30.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
L’indice phare français poursuit son mouvement de reflux sous le gap baissier du 02 mars, niveau de résistance formé dès le début de l’intervention militaire américaine en Iran. Ce niveau graphique, technique et psychologique de pression vaut 8 450 points.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l’indice CAC 40 à court terme.
On prendra soin de noter qu’un franchissement des 8362.00 points raviverait la tension à l’achat. Tandis qu’une rupture des 7940.00 points relancerait la pression vendeuse.
Graphique en données horaires
Graphique en données quotidiennes
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Source : www.tradingsat.com
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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