
LES ÉCLAIREURS – Les moyens militaires mis en place par Donald Trump pour son « Projet Liberté »
4 mai 2026
« Rendre accessibles les meilleurs usages numériques à tous » : drones et conditions extrêmes, dans les coulisses d’une intervention à 1 211 m d’altitude au Pic de Nore
4 mai 2026Comment LFI défend la candidature de Mélenchon après sa fausse mise « en retrait » de 2022
Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Comment LFI défend la candidature de Mélenchon après sa fausse mise « en retrait » de 2022 ».
Analyse rapide
• Les cadres soulignent l’absence de concurrence interne et la nécessité de son expérience face à un contexte international instable.
• Les critiques sur le manque de démocratie et la contradiction avec le concept de « Nouvelle France » sont rejetées par LFI, qui met en avant la progression électorale de Mélenchon et l’équipe diversifiée autour de lui.
Jean-Luc Mélenchon seule, et de toute façon leur meilleure, option ? Ce lundi 4 mai, les cadres de la France insoumise n’avaient qu’une seule mission : justifier et défendre la quatrième candidature à la présidentielle de leur chef. Car bien qu’elle soit sans surprise, la décision du tribun contraste avec ses déclarations faites quatre ans plus tôt, au cours de la campagne 2022.
Août 2021. La campagne présidentielle est sur le facteur de s’ouvrir et Jean-Luc Mélenchon, déjà candidat, ne laisse pas de place au doute. Il est « évident » que cette candidature sera sa « dernière », déclare-t-il au Dauphiné Libéré. Le 10 avril 2022, le candidat LFI acte sa défaite au premier tour. « On n’y est encore pas arrivé. Faites mieux, merci », lance-t-il à ses partisans. La tonalité du discours semble confirmer sa mise en retrait de la vie politique. Le 28 août, interrogé sur son avenir en politique, il précise : « Je suis en retrait mais pas en retraite, je suis dans le débat mais en hauteur », déclare-t-il au 20h de France 2.
Sa candidature pour 2027 met officiellement un terme à ce « retrait » – très relatif au vu de son activité réelle – et certains de ses opposants n’ont pas raté l’occasion de le souligner. Sur X, le compte jeunesse de Renaissance a ainsi repartagé la séquence du 10 avril, en ironisant : « Jean-Luc Mélenchon dans un an après sa quatrième défaite aux élections présidentielles ».
« Unanimité » et contexte international
Pour mettre un terme au débat, les figures du mouvement avaient donc préparé leurs arguments. Tout d’abord, faire taire les critiques sur le manque de démocratie régulièrement pointé du doigt au sein de la France insoumise. « Il y avait la possibilité d’avoir une alternative », a assuré Manuel Bompard, invité de France Inter. Avant de détailler le processus de désignation, pour mieux souligner l’absence de concurrence interne. « Nous avons eu une assemblée représentative et nous avons validé une méthode d’investiture. Ensuite, on a eu une réunion en direction du mouvement puis un intergroupe (avec l’ensemble des élus LFI, ndlr). J’ai posé la question de savoir s’il y avait une autre candidature au sein de cet intergroupe et ça n’a pas été le cas », a expliqué Manuel Bompard sur France Inter. « Il y a eu unanimité, quasiment, pour proposer la candidature de Jean-Luc Mélenchon », a abondé sur Public Sénat le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko.
Le deuxième argument est lui d’ordre géopolitique « Arrive une élection présidentielle qui va être marquée par un contexte international très bouleversé. L’analyse collective qui a été la nôtre, c’est que face à cette saison des tempêtes, on avait besoin de quelqu’un dont la ténacité, la solidarité était en mesure de pouvoir répondre à cette situation. De ce point de vue, Jean-Luc Mélenchon avait les qualités nécessaires », justifie le coordinateur national du mouvement sur France Inter. En guise de troisième argument, les insoumis font valoir la « progression importante », selon Bally Bagayoko, de Jean-Luc Mélenchon lors de ses différentes candidatures. « Le “faites mieux” était aussi pour nous tous et je pense qu’on en a fait la démonstration », souligne Manuel Bompard, évoquant les progressions dans les urnes aux européennes 2024 (+3 % par rapport à 2019), aux législatives qui ont suivi (sous la bannière du Front Populaire, avec l’ensemble de la gauche) et aux municipales où le mouvement a remporté ses premières villes d’envergure, à Saint-Denis ou Roubaix.
Mélenchon, au défi de sa « Nouvelle France »
En dépit de ces arguments, la candidature de Jean-Luc Mélenchon interroge, notamment en raison de sa contradiction présumée avec le concept de « Nouvelle France ». L’idée, défendue par la France insoumise depuis les élections européennes, est de faire émerger dans le paysage politique des figures nouvelles et représentatives de la diversité française. Ce que n’incarne pas vraiment Jean-Luc Mélenchon, âgé de plus de 70 ans et élu pour la première fois en 1986 au Sénat.
À l’unisson, les cadres du mouvement ont balayé cette critique, dénonçant la « caricature » faite autour de ce concept qui, assure Manuel Bompard, ne consiste pas à « remplacer une « ancienne France » par une “nouvelle” ». « La Nouvelle France, c’est la France telle qu’elle est aujourd’hui, qui assume tout son peuple », explique Mathilde Panot. Manuel Bompard défend lui « l’équipe » autour de Jean-Luc Mélenchon, présentée par l’intéressé lors de son officialisation comme son futur gouvernement en cas de victoire. « La nouvelle France, c’est la France de la VIe République et Jean-Luc Mélenchon y participe », insiste-t-il.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

9999999
