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Nos rédacteurs considèrent que « des festivaliers du Teknival verbalisés, un député veut durcir les sanctions » est un article à suivre.
Résumé synthétique
La free party organisée près de Bourges touche à sa fin. Les participants ont commencé à déserter le terrain d’entraînement militaire qu’ils occupaient depuis vendredi. Pour taper du poing sur la table, le ministre de l’Intérieur s’était rendu sur les lieux et avait promis une amende pour chaque festivalier. Un objectif loin d’être accompli.
La Free Party organisée ce week-end près de Bourges dans le Cher touche à sa fin. Les fêtards ont été contrôlés à la sortie du Teknival, installé en pleine campagne. Ils étaient entre 20.000, selon la préfecture, et 40.000 participants, selon Tekno Anti Rep, au plus fort de l’événement.
Un rassemblement qui avait commencé le vendredi 1er mai, sur un champ de tir de la Délégation Générale à l’Armement, jugé « très dangereux ». Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait promis que les « teufeurs » seraient mis à l’amende deux fois. Pour avoir participé à un rassemblement illégal et pour avoir pénétré un terrain militaire. Une manière de « mieux réprimer » ces « rassemblements musicaux illégaux », selon lui.
Et pourtant, ce n’est pas vraiment le cas. Les vêtements poussiéreux, ces deux amis quittent tout juste le festival après deux jours de fête. Et soulagement: “on a passé trois barrages et on n’a pas eu d’amende”, indique l’un d’eux. Ici, ils sont loin d’être les seuls à ne pas avoir été verbalisés. Difficile d’en dire autant pour l’un de leurs amis.
“Mon collègue s’est fait choper avec une petite boulette de shit et il a pris 150 euros d’amende”, raconte-t-il.
« On n’est pas prêts à gérer ce genre de situation »
Plusieurs sources sécuritaires indiquent que l’objectif est de verbaliser en priorité ceux qui prennent la route après avoir consommé de l’alcool ou des stupéfiants. L’objectif pour les 600 gendarmes sur place est d’éviter la survenue d’accidents.
Adossés à leur voiture, des cernes sous les yeux, un groupe d’amis est venu d’Angers. Eux ont écopé d’une amende. “135 euros pour quatre. Pour de la musique, c’est énervant”, confient-ils.
Motif de la verbalisation, ”participation à une manifestation interdite”, incompréhensible pour les deux festivalières.
“Il n’y a pas de problèmes. Il y a des restaurants, des cafés, il y a toute une vie là-bas. C’est un village en fait. Et c’est bien encadré”, assure-t-elle.
Pour certains, après 4 ou 5 ans de rave party, c’est la première fois que la fête se termine avec une amende.
Vers un durcissement des sanctions?
« Je ne sais pas si ces amendes vont être recouvrées », admet sur le plateau d’Apolline Matin Loïc Kervan, député Horizons du Cher. « Notre législation a besoin d’évoluer, on est sur du contraventionnel, de l’amende, de la contravention et il faut aller vers du délictuel et des amendes forfaitaires délictuelles avec inscription au casier judiciaire », plaide-t-il.
« Nous avons fait adopter une proposition de loi pour durcir les sanctions, pas seulement les organisateurs mais aussi tous ceux qui participent et tout ce qui s’est passé est insupportable », ajoute l’élu sur RMC Story.
Anthony Gaec, agriculteur à Cornusse, lui s’inquiète. Ses parcelles de lentilles sont situées à seulement quelques mètres du festival. “On a peur qu’il y ait des dégâts. Il y en a déjà certains, avec des déchets par-ci, par-là. Il y a des personnes qui sont rentrées dans l’exploitation, y compris dans les prés où se trouvent des animaux. Ils essayaient de passer à travers ou d’éviter un barrage de gendarmes. On est un peu victimes de ce qu’il se passe, on se sent impuissants, on ne sait pas trop quoi faire. On n’est pas prêts à gérer ce genre de situation-là. Nous, on est là pour travailler”, confie-t-il.
Si certains s’inquiètent, d’autres au contraire s’en réjouissent, c’est le cas de Simonne, 92 ans. “On n’a pas à se plaindre, pas du tout. Il y avait un va-et-vient… On n’a jamais d’animation chez nous, au moins là. Nous, on ne voit jamais personne, c’est un petit patelin de 200 et quelques habitants. Ça peut recommencer, ça ne me dérange pas, qu’ils reviennent, ils seront les bienvenus”, assure-t-elle.
Selon des chiffres donnés dimanche soir, 2425 procès-verbaux ont déjà été distribués.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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