
En direct : Emmanuel Macron s’exprime depuis Erevan, en Arménie
4 mai 2026
« S’il y a des profits excessifs ou des comportements spéculateurs, les Européens devront y répondre », déclare Emmanuel Macron
4 mai 2026Analyse : Les rédacteurs ont identifié les éléments essentiels de cette actualité.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Dubaï rouvre son ciel, mais le transport aérien reste sous tension ».
À savoir
Les Émirats arabes unis ont levé les restrictions imposées à leur espace aérien depuis fin février. À Dubaï, les vols remontent en puissance, mais les compagnies doivent désormais composer avec une autre menace : le kérosène.
Le ciel du Golfe se rouvre, mais le transport aérien n’est pas encore sorti de la zone de turbulences. Après près de deux mois de perturbations liées à la guerre en Iran, les Émirats arabes unis ont totalement rétabli leur espace aérien. L’Autorité générale de l’aviation civile émiratie a annoncé samedi le retour à la normale du trafic, après la levée de mesures de précaution mises en place le 28 février. Une décision prise après une évaluation des conditions opérationnelles et sécuritaires, alors que les compagnies ont dû, pendant plusieurs semaines, composer avec des routes allongées, des créneaux bousculés et des plans de vol réécrits presque au jour le jour.
À Dubaï, la machine se remet donc en route. Paul Griffiths, directeur général de Dubai Airports, a indiqué lundi que «les opérations et les vols étaient progressivement renforcés, la capacité augmentant au rythme des routes de nouveau disponibles». La nuance est importante : le ciel émirati est dégagé, mais la circulation aérienne régionale dépend encore de couloirs voisins, eux aussi affectés par les tensions au Moyen-Orient. Le retour à la normale ne se décrète pas d’un bloc ; il se reconstruit, rotation après rotation.
Un soulagement pour les voyageurs en correspondance
Pour les voyageurs français, l’enjeu dépasse largement la seule destination Dubaï. Dubai International, plus connu sur les billets d’avion sous son code IATA DXB [ces trois lettres identifient les aéroports dans les systèmes de réservation, NDLR] reste l’un des grands points de passage vers l’Asie du Sud-Est, l’Afrique orientale, l’Australie ou l’océan Indien. Depuis fin février, les restrictions imposées dans le ciel du Golfe avaient allongé certains temps de vol, fragilisé les correspondances et contraint plusieurs compagnies à réorganiser leurs rotations, parfois avec des avions de plus grande capacité.
Malgré ces contraintes, Dubai International et Al Maktoum International n’ont jamais cessé de tourner. Selon Dubai Airports, les deux plateformes ont accueilli plus de six millions de passagers, enregistré plus de 32.000 mouvements d’avions et traité 213.000 tonnes de fret depuis le début de la crise. De quoi rappeler le poids du hub émirati dans le transport mondial, sans masquer le trou d’air subi au premier trimestre.
Un premier trimestre brutal pour DXB
Dubai International a accueilli 18,6 millions de passagers au premier trimestre 2026, contre 23,4 millions un an plus tôt. La baisse est nette. Elle est même spectaculaire en mars, mois le plus touché par les restrictions, avec un trafic en recul de 65,7 % sur un an. Avant le déclenchement du conflit, DXB visait encore près de 100 millions de passagers cette année. L’objectif paraît désormais plus incertain, même si Dubai Airports insiste sur la solidité de la demande.
Pour les passagers, le message est donc à double détente. Oui, les itinéraires via Dubaï et Abu Dhabi devraient progressivement retrouver de la fluidité. Non, il ne faut pas encore considérer que l’été aérien est redevenu un long fleuve tranquille. Les compagnies vont devoir rééquilibrer leurs programmes, rouvrir certains inventaires, ajuster leurs horaires et sécuriser des correspondances parfois tendues par plusieurs semaines de désorganisation.
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Le kérosène, l’autre menace de l’été
Car une autre inquiétude gagne désormais le secteur : l’approvisionnement en kérosène. La réouverture de l’espace aérien émirati règle une partie du problème — les routes, les créneaux, les couloirs d’approche — mais pas la question du carburant. L’IATA a prévenu que l’Europe pourrait être confrontée à des annulations de vols dès la fin mai si les tensions sur le carburant aviation s’aggravaient. L’organisation a également alerté sur un risque particulièrement aigu en Asie pendant le pic estival, avant un possible effet domino vers l’Europe, l’Afrique et l’Amérique latine.
L’Europe apparaît vulnérable. Ses importations de kérosène en provenance du Moyen-Orient se sont taries en avril, selon Reuters, alimentant la crainte d’un resserrement de l’offre à quelques semaines des grands départs. La Suède a même déclenché une alerte précoce sur un risque de pénurie de carburant aviation, tout en précisant que ses réserves restaient pour l’instant suffisantes.
Pour les voyageurs, le sujet est moins visible qu’une fermeture d’espace aérien. Il n’en est pas moins concret. Une tension sur le kérosène peut se traduire par des fréquences réduites, des vols regroupés, des correspondances moins confortables ou des hausses de prix. En clair, le ciel de Dubaï rouvre, mais le transport aérien mondial reste pris entre deux contraintes : voler par les bonnes routes et trouver le carburant pour le faire.
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Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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