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4 mai 2026Leclerc s’en prend à Totalenergies qui ne lui accorde pas de ristourne, « une discrimination » qui peut entrainer « une bataille juridique »
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Leclerc s’en prend à Totalenergies qui ne lui accorde pas de ristourne, « une discrimination » qui peut entrainer « une bataille juridique » ».
Faits marquants
Le président du réseau des magasins Leclerc a souligné lundi matin la « concurrence déloyale » exercée par TotalEnergies sur les prix des carburants. La multinationale est non seulement la concurrente de Leclerc, mais aussi l’un de ses principaux fournisseurs, et lui aurait « refusé » des ristournes.
Alors que les distributeurs sont conviés à Bercy, ce lundi matin, pour une réunion consacrée à la question des carburants, le président du réseau des magasins Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, a estimé sur France Info que TotalEnergies exerçait « une concurrence déloyale », à travers le plafonnement de ses prix à la pompe, à 1,99 euro/l pour l’essence et jusqu’à 2,25 euro/l pour le diesel (abaissé à 2,09 euro pour certains ponts de mai).
Le dirigeant regrette en effet que la multinationale lui ait « refusé des ristournes ». TotalEnergies est en effet non seulement le concurrent des stations Leclerc, mais aussi l’un de ses trois plus gros fournisseurs en carburants.
« En tant que fournisseur de Leclerc, on lui a demandé les mêmes tarifs qu’il fait à son réseau, et il nous a répondu en riant, il nous a envoyé balader », détaille Michel-Edouard Leclerc.
« D’habitude, dans l’année, nous sommes loin devant TotalEnergies, environ 5 centimes moins cher que les stations Total Access, et 12 à 15 centimes moins cher que leur réseau en général. Mais là ils plafonnent leur prix. Normalement, c’est de la discrimination, il peut y avoir une bataille juridique à ce sujet. Mais ce n’est pas ce qui va faire redescendre les prix pour les consommateurs », a expliqué le dirigeant.
« Aujourd’hui, je ne peux pas plafonner sous les 2 euros, car ce serait vendre à perte, et nous n’avons pas le droit de vendre à perte en France. Je peux garantir que les Leclerc et Système U – car on achète ensemble – nous n’arrivons pas à obtenir grand chose. Nous sommes quasiment à prix coûtant, nous sommes à 1 centimes, 1,5 centimes de marge, de profit », a-t-il encore ajouté.
Selon le ministre du Commerce, Serge Papin, invité sur RMC et BFMTV le 23 avril, les contrôles de la DGCCRF ont démontré qu’il y avait eu « une petite envolée des marges » des distributeurs de carburants au début de la crise mais que les choses étaient depuis rentrées dans l’ordre.
« Je ne sais pas depuis quand une multinationale fait un acte « généreux »… »
Alors que le gouvernement a appelé, samedi dernier, TotalEnergies à exercer un « plafonnement généreux » de ses prix à la pompe, Michel-Edouard Leclerc estime quant à lui qu’il s’agit d’une « concurrence déloyale », qui « ne fait pas baisser les prix » (…) « Je ne sais pas depuis quand une multinationale fait un acte « généreux »… », a-t-il ajouté.
« Le réseau Total a tellement cagnotté ces dernières années, que le blocage des prix aujourd’hui a déjà été financé par les marges réalisées en France depuis deux ans », a-t-il encore estimé. « Si j’étais TotalEnergies, je privilégierais les consommateurs fraçais, par patriotisme », a-t-il ajouté. « Et ils ne le font pas assez ? », a questionné la observateur. « Non ».
« Sur ce sujet, j’ai un paramètre de vue très pragmatique, je laisse le gouvernement gérer ce qu’il peut demander à Total, par exemple des aides aux agriculteurs, aux transporteurs, aux principaux clients. Moi, j’invite les consommateurs à regarder les comparateurs de prix. Quand c’est moins cher, ils vont chez Total, puis ils viennent chez Leclerc ou le moins cher pour faire le reste de leurs courses ».
Fin avril, TotalEnergies affichait un résultat net en très forte hausse à 5,4 milliards de dollars (+51%) pour le premier trimestre 2026. Plusieurs partis politiques, comme le Parti socialiste, demandent à étudier une taxation des superprofits du groupe.
À ce sujet, Michel-Edouard Leclerc estime qu’une taxation risque d’être « en dehors du champ de la juridiction pour l’administration française ». « Dans le temps qui nous est donné, sauf procédure européenne, je me demande si cela pourrait vraiment marcher? Il y a un débat de droit », car il s’agit des profits mondiaux du groupe, bien que ce dernier soit basé en France.
« Mais si tout le monde s’y met, on peut peut-être lui demander des ristournes », a ajouté le dirigeant de Leclerc.
Le distributeur participe, ce lundi 4 mai au matin, à une réunion organisée par Bercy. Michel-Edouard Leclerc estime à ce sujet que « le gouvernement a compris que la stratégie très politique de se trouver un bouc-émissaire (selon lui, les distributeurs, ndlr) pour ne pas répondre tout de suite aux demandes populaires a fait flop”.
Source : www.bfmtv.com
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