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4 mai 2026Pourquoi la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2027 n’a rien d’une surprise – franceinfo
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Un regard éditorial sur « Pourquoi la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2027 n’a rien d’une surprise – franceinfo » pour mieux comprendre l'article.
Résumé à retenir
Le leader de La France insoumise a officialisé dimanche soir, sur TF1, sa candidature à une quatrième élection présidentielle. L’épilogue d’un faux suspense de presque quatre ans.
Publié
Temps de lecture : 5min
Il y a des annonces politiques fracassantes, comme la retraite politique de Lionel Jospin au soir de l’élection présidentielle de 2022 ou la démission du ministre Nicolas Hulot en 2018. Et il y a celles qui sont beaucoup plus attendues, qui mettent fin à un suspense limité, voire inexistant. L’officialisation, dimanche 3 mai, de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2027 fait bien partie de cette seconde catégorie, tant la présence de l’insoumis en chef sur la ligne de départ ne souffrait d’aucun doute. En avril, il briguera pour la quatrième fois le fauteuil de l’Elysée.
« Oui, je suis candidat. C’est le contexte et l’urgence qui ont fixé la décision insoumise », a déclaré Jean-Luc Mélenchon, 74 ans, sur le plateau de TF1, dimanche soir. « Nous sommes à moins d’un an du deuxième tour de l’élection présidentielle et les divisions internes dans les partis font qu’il y a une multitude de candidatures et c’est la confusion. C’est irresponsable. Nous, c’est carré : il y a une journalistes, un programme et un seul candidat. »
Sa candidature devra récolter 150 000 parrainages citoyens pour être validée, selon la procédure actée par La France insoumise (LFI) mi-avril. Il n’y a cependant aucun doute sur le résultat de ce plébiscite à venir, épilogue d’une désignation cousue de fil blanc depuis plusieurs années.
A-t-elle vraiment été remise en question ? Certains se remémorent ce discours de défaite, au soir du premier tour de l’élection présidentielle, le 10 avril 2022 : « Bien sûr, les plus jeunes vont me dire : ‘Alors, on n’y est encore pas arrivés ?’. C’est pas loin, hein ? Faites mieux ! Merci. » Jean-Luc Mélenchon a alors 70 ans et trois présidentielles au compteur, dont deux terminées pas si loin du seuil de qualification en finale. Beaucoup interprètent à l’époque ces quelques mots comme un chant du cygne, une volonté de passer la main après une vie politique et militante entamée dès la fin des années 1960.
Plusieurs déclarations semblent confirmer cette prise de distance dans les mois qui suivent. En septembre 2022, Jean-Luc Mélenchon appelle dans le magazine Reporterre à être « remplacé », pour qu’on « arrête » de le « bassiner avec ça », sous-entendu l’élection suprême. « Je ne suis pas candidat à ma succession », ose-t-il sur France 2, en janvier 2023, avec un mot sur de potentiels remplaçants : « Ils sont nombreux à avoir du talent, à être capables de le faire. Si quelqu’un a réussi dans l’intervalle à (…) se faire aimer (…), ça viendra tout seul, naturellement. » Le nom d’un potentiel successeur affleure même au printemps 2023, lorsqu’il tweete « François [Ruffin] est prêt. En avant ! » en réaction à un sondage de l’institut Cluster 17 qui donnait le député de la Somme au-dessus des 20% d’intentions de votes.
Mais l’ex-socialiste, en rupture avec le parti à la rose depuis 2008, s’est déjà remis en selle. Dès la campagne des législatives de juin 2022, Jean-Luc Mélenchon prend la tête de la coalition de gauche, avec la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), très nettement dominée par LFI. L’ancien sénateur demande alors aux Français de l’« élire » Premier ministre. Matignon comme substitut possible à l’Elysée, et la promesse de rester au cœur du jeu politique.
Ses adversaires et ses partenaires ne sont pas dupes : la présence de Jean-Luc Mélenchon sur la ligne de départ pour 2027 devient une certitude pour les cadres de tous les partis dans leur préparation de la prochaine présidentielle. Plus les mois passent, et plus une quatrième candidature devient indubitable. « Nous proposons plusieurs hypothèses et je fais partie des hypothèses, tout le monde le sait. J’ai mon avis sur la question », glisse-t-il comme si de rien n’était sur France 3, en mars 2024.
Trois mois plus tard, les membres du groupe parlementaire LFI en rupture avec Jean-Luc Mélenchon et ses proches sont évincés, lors de la dissolution de l’Assemblée. Exit François Ruffin, Clémentine Autain ou encore Alexis Corbière. Chez ceux qui ont encore les faveurs du tribun, Adrien Quatennens, condamné pour violences conjugales, doit renoncer à une investiture pour les législatives après une fronde interne. Manuel Bompard devient le discret coordinateur du mouvement, quand Mathilde Panot reste concentrée sur la direction d’un groupe parlementaire de quelque 70 députés.
En quatre ans, aucun membre de LFI n’a été en mesure de contester la première place du mouvement à Jean-Luc Mélenchon. Certes, pendant de longs mois, et jusqu’à dimanche, les cadres de LFI ont refusé d’acter publiquement qu’il serait une nouvelle fois le visage des insoumis en 2027. Mais aucun d’eux n’a manqué de préciser qu’il était le candidat le mieux placé de leur famille politique. « Je n’ai pas d’autres noms à vous soumettre », balayait Manuel Bompard sur franceinfo, le 21 avril, jugeant « évident que Jean-Luc Mélenchon [était] aujourd’hui le meilleur candidat pour La France insoumise ».
« [Jean-Luc Mélenchon] est le seul aujourd’hui qui est en mesure de qualifier la gauche au second tour, et même de battre l’extrême droite. »
Manuel Bompard, coordinateur de LFIsur franceinfo, le 21 avril
Ces dernières semaines, LFI a progressivement tourné la page des élections municipales, marquées par une percée dans plusieurs grandes villes, pour se focaliser sur la préparation de la présidentielle. « Nous sommes aujourd’hui à moins d’un an du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2027. Et nous sommes prêts ! », a lancé Jean-Luc Mélenchon lors de la mobilisation parisienne du 1er-Mai.
Pas question pour lui de se laisser perturber par les nombreuses polémiques qui l’ont visé : l’implication d’un collaborateur parlementaire de LFI dans la mort du militant identitaire Quentin Deranque ou sa prononciation des noms de Jeffrey Epstein et Raphaël Glucksmann, sur fond d’accusations répétées d’antisémitisme. Jean-Luc Mélenchon a systématiquement balayé ces mises en cause, critiquées frontalement par un appareil au diapason de son chef, et a simplement reconnu avoir « déformé par erreur » la prononciation de ces patronymes.
A 74 ans, Jean-Luc Mélenchon aborde peut-être son dernier grand combat politique, avec la volonté farouche de déjouer les pronostics de ses adversaires de gauche, qui le voient s’incliner quoi qu’il arrive. « Ma vie publique n’est pas près de s’arrêter », avait-il pris soin de glisser au détour d’une critique des médias et des journalistes, mercredi, dans une note de blog, son mode de communication privilégié. Comme un avant-goût de l’annonce de dimanche soir, relayée abondamment par des soutiens déjà sur la brèche pour participer à cette nouvelle campagne.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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