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Et l’on se dit qu’il faut, sans doute, beaucoup d’abnégation en ces temps agités, quand on est porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.
Et justement, voici Carlotta Wolf, quasi seule à la tribune, il y a quelques jours à Genève, à défendre l’institution, la générosité, quand le commun des mortels s’inquiète surtout du prix de son plein d’essence et de son pouvoir d’achat.
« La hausse des coûts du transport, du carburant et de l’alimentation affecte de façon disproportionnée des millions de personnes qui vivent déjà dans des situations d’urgence », dit-elle devant un auditoire clairsemé.
Et le HCR de sortir sa calculette pour constater l’explosion des factures, parfois multipliées par deux
Exemple avec le trajet entre ses entrepôts de Dubaï et ses équipes sur le terrain au Tchad ou au Soudan : en quelques semaines, la facture est passée de 927 000 dollars à près d’1 900 000, pour deux mille tonnes de produits de secours.
Les humanitaires font face difficilement
Pour dire les choses simplement, « chaque dollar ‘en plus’ dépensé pour le voyage est un dollar ‘en moins’ consacré aux victimes qui en ont vraiment besoin », résume le Haut-Commissariat.
Sauf qu’il n’y a guère le choix. Afin de transporter les vivres, les médicaments, il faut des bateaux, le plus souvent. + 18%, c’est la hausse des tarifs de fret en provenance des principaux pays d’approvisionnement depuis le début du conflit. Avec son lot de détours maritimes, de longs contournements, pour éviter les blocages.
Outre l’aspect financier, c’est l’autre conséquence de la guerre : l’allongement des délais de livraison… des retards qui peuvent se compter en semaines. Et aggravent la situation pour les réfugiés, les déplacés… bref, les populations les plus vulnérables.
Quelles sont les régions les plus fragilisées ?
Évidemment, on peut parler de l’Iran, du Liban ou de l’Afghanistan. En précisant qu’après les bateaux, il y a la route : les camions ont aussi besoin d’essence pour arriver jusqu’aux villages et campements humanitaires.
L’impact est tout aussi important dans la vie au quotidien. Il faut imaginer les difficultés d’un agriculteur qui n’a plus de quoi faire fonctionner ses machines sur sa petite parcelle de terre, plus de quoi payer d’éventuels engrais… et plus de quoi nourrir sa famille.
Sans parler des bus qui n’assurent plus le ramassage scolaire, ce qui signifie plus d’éducation pour les enfants. Un effet domino, que ce soit en Afrique, en Asie ou en Amérique latine.
Au total, pour l’ensemble de ses programmes, le HCR a besoin de 8 milliards et demi de dollars cette année. Une somme qui, pour l’instant, n’est financée qu’à 23% seulement.
Si vous avez les moyens de faire un don, il y a toujours le site de l’agence des Nations-Unies pour les réfugiésOuverture dans un nouvel onglet.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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