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6 mai 2026« Ce projet d’hydrogénoduc en mer engage l’Europe » : les dirigeants de BarMar à la rencontre de la population pour convaincre
Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
Un résumé concis de « « Ce projet d’hydrogénoduc en mer engage l’Europe » : les dirigeants de BarMar à la rencontre de la population pour convaincre » selon notre équipe.
Points saillants
Ce mercredi à Gruissan s’est ouverte la concertation préalable du public relative au projet BarMar de canalisation sous-marine d’une longueur de 400 km reliant Marseille à Barcelone. Parce qu’il traversera le golfe du Lion de part en part, la population du littoral est invitée à donner son avis. Gruissan a constitué la rampe de lancement du débat.
Certes, tout se passera à 25 km du littoral et aura un incidence invisible. Pour autant, le projet d’hydrogénoduc reliant le port de Fos-sur-Mer à celui de Barcelone est « concernant », à la fois sur les garanties de préservation de l’environnement marin, pour la pérennité des activités de pêche professionnelle et, finalement, sur sa raison d’être.
Ce mardi soir, la concertation du public a été lancée au palais des congrès de Gruissan. Un premier rendez-vous, précédé d’un autre avec la presse au cours duquel les dirigeants de BarMar ont présenté le projet et répondu aux questions des journalistes en préambule au débat.
Le projet BarMar consiste en une canalisation sous-marine d’environ 400 km reliant Barcelone à Fos-sur-Mer. Son objectif : transporter jusqu’à 2 millions de tonnes d’hydrogène renouvelable par an. Il s’inscrit dans le corridor européen H2med, destiné à : décarboner l’industrie, renforcer la souveraineté énergétique européenne et connecter la péninsule ibérique à la France et à l’Allemagne. À propos de connexion, la canalisation ne rejoindra pas Port-La Nouvelle. « La jonction entre Fos et Barcelone se fera le plus directement possible et sera donc éloignée de la bande côtière. Techniquement, il n’était pas possible de créer une connexion », expliquent Mathieu Bonnier, directeur des opérations et François Dedieu, secrétaire général. Toutefois, le « port de la transition énergétique » comme il est communément appelé désormais aura bien une alimentation dédiée : elle sera assurée par l’hydrogénoduc continental Hysow. Et ce, dès 2032.
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Pour la population audoise, il existe des enjeux locaux : préservation des milieux marins et côtiers sensibles et compatibilité avec les activités existantes (pêche, tourisme, ports). Sur ces points, les porteurs de projet rassurent : « les études environnementales sont en cours et, en dehors de la phase de travaux, qui pourra faire du bruit sous-marin, les fonds marins se reconstitueront très vite. Nous le savons d’expérience. Les conduites seront ensouillées à environ un mètre et n’empêcheront pas la pêche au chalut ». En outre, « en raison du fait que les canalisations seront situées en dehors des eaux territoriales, leur présence n’aura aucune incidence sur les activités côtières ».
La décision finale sera prise en 2029
Le projet BarMar, s’il se concrétise, devrait permettre une économie annuelle de 1, 2 milliards de tonnes de CO2. Un bénéfice environnemental global, donc. Rien d’autre sur le plan de l’économie locale et de l’emploi. La décision finale sera prise en 2029 et le chantier ira très vite, au rythme de 2 km de tuyaux par jour. D’ici là, le paysage politique en France pourrait changer, avec les élections de 2027, et il n’est pas exclu qu’une caste opposée au renouvelable arrive au pouvoir. « Ce n’est pas vraiment un sujet d’inquiétude », disent ceux qui sont prêts à investir 2 milliards. « BarMar implique plusieurs pays européens qui font de la résilience et de la sobriété énergétique des fondamentaux », avancent les porteurs du projet qui ont déjà dépensé 50 à 60 millions d’euros dans la phase d’études.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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