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6 mai 2026dans le Var, la préfecture publie ses décisions de fermetures administratives sur les réseaux sociaux – franceinfo
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « dans le Var, la préfecture publie ses décisions de fermetures administratives sur les réseaux sociaux – franceinfo ».
À retenir
« Nommer et couvrir de honte » les commerces visés par des fermetures administratives. Plusieurs préfectures, dont celle du Var, ont adopté cette pratique qui met à mal la réputation des établissements concernés.
Publié
Temps de lecture : 2min
Restaurants, bars, boulangeries mais aussi coiffeurs et salles de sports… Des fermetures administratives sont régulièrement prononcées contre tout type d’établissement recevant du public. Sur leurs réseaux sociaux, des préfectures affichent publiquement le nom et l’adresse de ces établissements. Cette pratique du « name and shame », « nommer et couvrir de honte » en français, entraîne parfois une campagne de dénigrement dans l’espace commentaire de la part de certains utilisateurs. Une boulangerie de La Crau, près de Toulon, dans le Var, en a fait les frais.
Après un contrôle en avril, la boulangerie de Nathalie doit fermer : des moisissures au plafond, un rat découvert et des réglementations d’hygiène que la propriétaire ignorait. Afin d’informer le public de sa décision, la préfecture du Var publie un post sur Facebook, qui reçoit 422 likes et 130 commentaires, dont certains très dénigrants. « Je vous le dis franchement : je n’ai pas regardé, sinon ça me démolit, confie la boulangère. Caché derrière un ordinateur, c’est plus facile. Je me suis dit, je suis six pieds sous terre, ils m’ont fait mon cimetière. » Deux semaines plus tard, le problème est réglé, la boulangerie rouvre, mais Nathalie craint d’avoir désormais mauvaise réputation.
Certains Varois regardent avec attention les posts de la préfecture et les avis sont partagés : « Si je vois qu’il y a des fermetures pour cause d’hygiène, je n’y retourne pas, même si ça rouvre », avance une passante. « Ça va tuer les petits commerces, assure une autre, je trouve qu’il ne faut pas que ce soit public. En plus, c’est sur un site gouvernemental, donc c’est grave. »
À l’origine de ces posts, Simon Babre, le préfet du Var arrivé en juin 2025, qui veut ainsi éviter les infections alimentaires collectives. Il y en a eu 24 en 2025 dans le département. « J’ai instauré la pratique quand je suis arrivé, indique le préfet. Ça se fait dans beaucoup d’endroits, ça relève d’une obligation de transparence, de communication. Dans un monde qui est de plus en plus numérique, c’est assez logique que le citoyen – et le consommateur – soit parfaitement informé d’une fermeture administrative pour des raisons de sécurité et sanitaires », ajoute-t-il.
Quant aux réactions liées à ces posts Facebook, là aussi, Simon Babre assume : « Contrôler et faire savoir qu’il y a des manquements, c’est porter préjudice à une filière ou une profession ? Ça me semble un peu daté et déplacé comme raisonnement. C’est comme si on ne parlait pas de la délinquance ou des quartiers dans lesquels on fait des opérations de police, parce que ça nuirait à l’image d’une commune, d’un quartier ou d’une ville. » Il rappelle qu’un nouveau post est aussi publié quand un établissement fermé est autorisé à rouvrir.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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