
Donald Trump menace l’Iran de nouveaux bombardements « d’une ampleur bien supérieure à ce qu’il étaient auparavant »
6 mai 2026
Dans les Caraïbes, l’inefficacité criante des frappes américaines sur les “narcoterroristes”
6 mai 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Un regard de nos journalistes sur l'article « économies, éducation, énergie…. Retailleau lève le voile sur son programme ».
Éléments à garder en tête
Le patron de LR et candidat à la présidentielle 2027 a égréné plusieurs propositions, promettant des milliards d’euros d’économies dans le budget de l’Etat, notamment via des coupes dans les prestations sociales et l’assurance chômage. L’élection sera celle de la « dernière chance », prédit le Vendéen.
Bruno Retailleau, président de LR et candidat à la présidentielle 2027 pour le compte de son parti, se targue de bien avancer sur son programme et ce avant l’été. « On a 50 groupes de travail », explique-t-il ce mercredi au micro des Grandes Gueules, sur RMC.
A l’instar de Jean-Luc Mélenchon, qui s’est déclaré dimanche, lui aussi estime que sa candidature est « carrée ». Sauf que, contrairement au leader de La France insoumise, « j’ai fait voter mes adhérents et j’ai eu 74% des voix, il y a la démocratie », se félicite le Vendéen. Certes, mais ce dernier était le seul nom proposé contre deux autres options, à savoir celle d’une primaire ouverte ou interne.
« Je serai au second tour »
Il se dit ainsi candidat « naturel et légitime » de LR. Tant pis pour les autres dont Laurent Wauquiez, Michel Barnier, Xavier Bertrand ou même encore David Lisnard (qui a quitté le parti, NDLR). Lui en est persuadé, il « sera au second tour ». Il anticipe que les Français ne voudront pas d’un Gabriel Attal ou d’un Edouard Philippe, qui représenteraient le bilan d’Emmanuel Macron. Mais alors quid de sa participation au gouvernement, pendant 1 an? C’était de la « cohabitation », c’était « pour la France », rétorque-t-il.
2027, l’élection de la « dernière chance »
L’ancien ministre de l’Intérieur tire la sonnette d’alarme, décrivant un « monde dangereux », déplorant que l’Occident ne dirige plus l’histoire du monde. « Ce n’est plus le cas ». « Depuis des années, c’était les Américains qui étaient notre garantie en termes militaires, en termes de commerce, etc. Ce n’est plus le cas. » Le patron de LR décrit ainsi le scrutin de 2027 comme l’élection de la « dernière chance, on est au bord du précipice ». Alors quelles solutions proposer?
Pour Bruno Retailleau, les réponses à ces soubresauts géopolitiques sont économiques. Des économies dans le budget de l’Etat plus précisement, dans son fonctionnement et la redistribution via les prestations sociales. « Le pognon, on va le mettre dans des trucs qui sont improductifs. La dette, elle est détenue par des mains étrangères, en majorité », énumère le sénateur.
« Vrai écart entre la solidarité et le revenu du travail »
Et pour résorber la dette, celui qui aspire à être président veut donc « plafonner à 70% du SMIC la totalité des prestations sociales » et instaurer un « compte social unique pour chaque foyer ». L’idée étant de « s’assurer qu’il y a vraiment un écart entre le revenu du travail et la solidarité. » Pas de chiffrage précis mais des « milliards » économisés, assure-t-il. De même pour l’assurance chômage, qu’il promet de réformer. Bref, Bruno Retailleau assume une cure d’austérité, « la France devra se serrer la ceinture ».
Des « milliards » d’euros d’économies à dégager
Vient ensuite la question des fonctionnaires: Bruno Retailleau compte supprimer 250.000 postes (via principalement des non-remplacements lors des départs à la retraite) lors de son mandat, visant ceux « qui contrôlent » et non les gendarmes, policiers, infirmières etc. « Si on veut moins de normes, il faut moins de contrôleurs, c’est une évidence, c’est du bon sens », se félicite le candidat. Il y a 10 ans, François Fillon (dont Bruno Retailleau était le porte-parole) lorgnait, lui, sur la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires. Les agences de l’Etat devraient aussi diminuer, « il y a quelques milliards à retirer de ces suppressions », dit-il, regrettant un « démembrement de l’Etat ». Selon lui, la fonction publique est aujourd’hui « nombreuse et paupérisée ».
Concernant la transition écologique, Bruno Retailleau estime que la France a de la « chance d’avoir le nucléaire » et compte bien arrêter de « subventionner les énergies renouvelables », toujours dans l’optique d’économiser des milliards d’euros. « Ca paraîtra sur la facture d’électricité des Français ».
Niveau énergie, le président de LR ambitionne de faire économiser jusqu’à « deux mois de factures » mensuelles, par an, aux Français. Il assure qu’il modifiera le mode de caclcul du DPE pour remettre rapidement 1.5 million de logements sur le marché « alors que les Français sont mal logés ».
Retailleau veut en finir avec la « repentance »
Voilà pour les économies. Pour le reste, il faudra sûrement « changer la Constitution », lance sans plus de précisions Bruno Retailleau. Le candidat aspire aussi à redonner aux Français la fierté d’être Français, fustigeant une histoire de la « repentance », une France trop « coupable », un concept que l’on inculquerait aux jeunes, notamment à propos de la colonisation de l’Algérie.
Bruno Retailleau pourrait presque parler de « roman national », d’ailleurs, le candidat veut « reformer de bons maîtres » de l’école de la République, qu’il décrit comme « une machine à reproduire les inégalités ». « Il faudra les former via des instituts supérieur du professorat » (l’Ecole normale a disparu en 1991, NDLR) et ne veut plus de l’université. Et « on les formera par l’alernance ». Moins de profs, sans doute, mais qui seront mieux payés, promet l’intéressé.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

9999999
