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6 mai 2026Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « En Jordanie, le tourisme presque à l’arrêt à cause de la guerre ».
À ne pas oublier
En temps normal, les chameaux à l’entrée du site antique de Pétra “n’auraient guère le temps de se reposer”, tant les touristes sont habituellement nombreux en cette période de l’année qui marque le début de la saison touristique en Jordanie. Mais, là, ils “passent le plus clair de leur temps à se prélasser sur le sable”, écrit The New York Times.
Même constat sur les rives de la mer Morte où, un matin d’avril, la chroniqueur du quotidien américain signant le reportage a constaté qu’“aucun nageur ne flottait dans ses eaux salées”. La faute à la guerre qui fait rage au Moyen-Orient depuis deux mois et qui a mis le tourisme dans le royaume hachémite presque “à l’arrêt”, alors que le pays est resté “globalement à l’écart du conflit”.
“On est à 1 % de ce que c’était”, déclare un des chameliers bédouins, à Pétra. “Le tourisme est comme un poisson dans l’eau. La moindre vague l’affecte”, ajoute-t-il. Une façon d’expliquer “à quel point l’industrie touristique du pays est fragile, surtout lorsque ses voisins sont en guerre et que son espace aérien devient une voie de passage pour les missiles et les roquettes”.
“La crise n’est pas terminée”
À cause de la guerre, le nombre d’arrivées de visiteurs européens en mars a chuté de 27 % par rapport à la même période l’an dernier. Plus de 6 000 vols à destination de la Jordanie ont été annulés en mars et en avril.
Et “l’incertitude qui règne dans la région” ne devrait pas arranger les choses. En effet, “plusieurs compagnies aériennes internationales ont suspendu leurs vols jusqu’à l’automne, et les voyagistes ont annulé leurs séjours jusqu’à la fin de mai”. “La crise n’est pas terminée”, explique Yazan Mahadin, le directeur du parc archéologique de Pétra, “car personne ne sait ce qui va se passer”.
c’est une catastrophe pour la population locale de Pétra – dont près de 85 % dépend du tourisme – et plus largement pour le pays, dans la mesure où le tourisme, qui avait repris en début d’année après un creux causé par la guerre à Gaza, représente jusqu’à 18 % des recettes de l’État.
La Jordanie a longtemps été “un havre de stabilité et de calme relatif dans une région instable”, écrit le New York Times. Mais “le monde entier perçoit la région comme une zone de guerre”, déplore un porte-parole du gouvernement jordanien cité par le journal américain.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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