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Les journalistes partagent leur point de vue sur « Le consommateur est à la recherche du meilleur rapport qualité-prix-satiété ».
Points essentiels de l’article
Les enseignes de fast food comme Master Poulet, Tasty Crousty ou McDonald’s avec son nouveau menu « McDeal » cassent les prix parfois au détriment de la santé des consommateurs. Mais peu importe, ceux-ci sont à la recherche d’une nouvelle expérience culinaire et veulent le meilleur rapport qualité-prix-satiété alors que le spectre de l’inflation menace. Explications.
McDo écrase les prix. L’une des enseignes de restauration rapide préférée des Français a lancé ce mardi 5 mai des offres à prix réduit avec notamment un nouveau menu « McDeal ». Un burger, une frite, un petit dessert et une boisson pour seulement 5€.
Un moyen de répondre aux préoccupations des clients en matière de pouvoir d’achat avance le PDG de McDonald’s France mais sans changer la recette ou la qualité des produits vendus dans les fast foods, la différence se fera sur la marge des restaurants assure l’enseigne.
Un moyen aussi de faire face à la concurrence de plus en plus rude: Master Poulet, Tasty Crousty, les enseignes à prix réduit fleurissent dans la restauration rapide. Des offres qui séduisent les consommateurs.
« Pas le choix pour faire plaisir aux enfants »
À la sortie d’un fast-food, Tao, 21 ans, déballe fièrement sa commande: « Pour 7 euros, j’ai un tacos et des petits churros. C’est pas cher, c’est rapide ». Des menus à prix cassés, placardés en grand sur les vitrines et qui attirent de plus en plus de clients.
« Pour moi c’est tout neuf. Avant je prenais des menus normaux comme tout le monde à 12 euros. Maintenant, on est obligés d’aller au moins cher et au plus attractif », reconnaît Christophe, un père de famille. Comme lui, près d’un Français sur deux juge ces offres indispensables pour aller au restaurant, selon un sondage Ifop commandé par McDonald’s.
« Vous avez les courses qui augmentent. Tout augmente. Le gaz, l’électricité. On arrive plus à finir les fins de mois. On n’a pas le choix quand t’as envie de faire plaisir à tes enfants « , ajoute-t-il.
Impossible d’ailleurs de trouver des alternatives plus saines à ce prix-là selon Giuliana: « Pour l’instant j’en ai pas trouvé, il n y a que les fast-foods qui font ça ».
L’objectif? être « calé » à la fin du repas
Ces enseignes acceptent de réduire leurs marges pour miser sur le volume, explique Bernard Boutboul, spécialiste de la restauration. Stratégie risquée, selon lui: « On va bien à un moment sortir de ce problème de pouvoir d’achat. Comment les restaurateurs vont faire pour remonter dans des prix qu’ils avaient avant. Je pense que ce sera impossible ». Ils devront donc s’habituer, selon lui, à générer moins de chiffre d’affaires qu’auparavant.
« Un nouvel invité s’est rajouté dans la balance du consommateur, c’est la satiété, il y a un dossier qualité-prix-satiété, en avoir pour sans argent et sans plus regarder la transparence comme quelques années auparavant », ajoute sur le plateau d’Apolline Matin Nicolas Nouchi, fondateur de la société Strateg’eat, société de conseil en restauration.
S’il écarte le terme de malbouffe, il estime que les réseaux sociaux ont un gros rôle dans cette prolifération des fast-foods: « Les réseaux sociaux véhiculent une image de gourmandise, de lâcher prise et parfois d’indécence à une nouvelle génération et ça correspond aux appétences du consommateur qui a revu sa fréquentation ».
Un sentiment de profusion contre plusieurs milliers de calories
Pourtant il y a bien une alerte sur la santé: « Ce sentiment de satiété occasionne des risques. Quand vous diminuez le prix ou augmentez la quantité de nourriture, vous n’augmentez pas les protéines ou les aliments non-transformés mais les glucides ou les sauces », explique sur RMC Story le médecin Aurel Guedj.
« Vous avez un sentiment de profusion, d’opulence alors que vous allez prendre énormément de calories. Mais au bout de une ou deux heures, vous avec encore faim, vous aurez juste satisfait votre estomac pendant un court instant ».
« On veut du mauvais mais qui cale. Et c’est devenu quasiment une habitude alors que les doses sont monstrueuses en termes de quantité », ajoute l’urgentiste.
Quant au poulet grillé qui à 7€ le gallinacé, ne peut pas venir de France « le consommateur ne se pose pas la question », ajoute Nicolas Nouchi. « Il se la posera dans quelques années mais aujourd’hui, dans la logique de rapport qualité-prix-satiété, il est dans une logique d’une belle assiette bien remplie, copieuse et gourmande ».
De quoi pousser McDo à réduire ses prix « pour reconquérir une génération qui cherche l’équilibre avec la satiété », conclut Nicolas Nouchi.
Ce mardi, McDonald’s France a annoncé baisser également le prix de son menu Best Of: affiché à 9 euros en moyenne (le prix dépendant de l’emplacement du restaurant) il sera désormais vendu pour 7,50 euros en moyenne. Le Happy Meal destiné aux enfants voit son choix de produits largement augmenté. Toujours pour 4 euros, il y a désormais près de 810 combinaisons possibles contre 192 jusqu’à présent.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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