
ce que l’on sait du navire de croisière confiné au large du Cap-Vert
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L’Américain Ted Turner, fondateur de la chaîne d’information en continu CNN, est mort à l’âge de 87 ans – franceinfo
6 mai 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « que sait-on de la souche des Andes, qui peut se transmettre entre humains? ».
Résumé à retenir
Un des passagers du navire touché par un possible foyer d’hantavirus a été infecté par la souche des Andes, a affirmé le ministère sud-africain de la Santé ce mercredi 6 mai. Transmissible entre les êtres humains, cette souche est « très peu contagieuse », rassure auprès de BFM un infectiologue de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches.
Transmissible entre les êtres humains, la souche des Andes a été détectée sur l’un des passagers, depuis évacué en Afrique du Sud, du navire de croisière néerlandais MV Hondius. Abritant un possible foyer d’hantavirus, maladie transmise par les rongeurs, le bateau est bloqué au large du Cap-Vert depuis plusieurs jours.
« Les premiers tests montrent qu’il s’agit bien de la souche des Andes. Il s’agit de la seule souche, parmi les 38 connues, à pouvoir se transmettre d’une personne à l’autre », a déclaré le ministre sud-africain de la Santé, Aaron Motsoaledi, ce mercredi 6 mai, précisant que « cette transmission est très rare et ne se produit qu’en cas de contact très étroit entre les personnes ».
L’Organisation mondiale de la santé se veut tout aussi rassurante. « À ce stade, le risque global pour la santé publique demeure faible », a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, sur le réseau social X.
Une souche « très peu contagieuse »
Les hantavirus se transmettent par inhalation d’aérosols contaminés par de la salive, des excréments ou de l’urine d’un rongeur infecté. Ils peuvent causer des fièvres hémorragiques à syndrome rénal ou des syndromes cardiopulmonaires.
Virginie Sauvage, responsable du Centre national de référence des hantavirus à l’Institut Pasteur, explique que la souche des Andes « est un virus que l’on retrouve notamment au Chili et en Argentine ».
La spécialiste confirme qu’il se transmet entre les êtres humains à la suite « de contacts très proches et prolongés », dans le cadre de la famille ou en milieu hospitalier, le virus circulant « de patients à soignants ».
« En moyenne, 200 cas sont recensés par an en Amérique », note auprès de BFM un infectiologue exerçant à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, ajoutant que la souche des Andes est « très peu contagieuse », malgré la possibilité d’une transmission interhumaine.
Anne-Claude Crémieux, infectiologue et professeure en maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis ajoute que « la possibilité de contamination interhumaine est connue depuis trente ans ».
« Jusqu’à présent, on a décrit des clusters, mais relativement limités au maximum de trente-quatre cas. Dès qu’on a pris des mesures d’isolement des personnes avec des symptômes et de mise en quarantaine des contacts, on a réussi à juguler. Donc c’est évidemment ce qu’on a fait sur le navire et on espère que ça va clairement limiter ce foyer », poursuit-elle.
Comme pour les autres souches d’hantavirus, il n’existe en revanche pas de traitement. « Donc, on doit se contenter de soins, ce qu’on appelle des soins de support », souligne Anne-Claude Crémieux.
Des maladies qui restent à surveiller « de près »
A l’instar d’autres maladies, les hantavirus restent à surveiller « étroitement ». « Il faut vraiment surveiller ces virus de près », met en garde l’infectiologue Anne-Claude Crémieux. « Le risque de ces virus, qui aujourd’hui se transmettent difficilement d’homme à homme, qui viennent de la faune animale, c’est qu’un jour ils puissent acquérir la capacité à se transmettre plus efficacement », poursuit la professeure.
Le virus des Andes fait partie des hantavirus qui ont le taux de létalité (proportion de personnes atteintes d’une maladie qui en décèdent, NDLR) le plus important.
Ce mercredi 6 mai, l’Organisation mondiale de la santé a confirmé la présence de trois cas d’hantavirus sur le navire de croisière, en plus de cinq autres personnes ayant des symptômes.
Un ressortissant français a par ailleurs été identifié comme cas contact, après avoir voyagé à bord d’un vol emprunté par l’un des malades avant son hospitalisation.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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