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6 mai 2026Un jeune sur deux se tourne vers l’IA pour obtenir des conseils psy sur sa vie personnelle, et c’est inquiétant
Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Un jeune sur deux se tourne vers l’IA pour obtenir des conseils psy sur sa vie personnelle, et c’est inquiétant ».
Points saillants
• 19 % préfèrent l’IA aux psychologues pour des raisons financières, mais cela soulève des inquiétudes sur la confidentialité des données.
• La CNIL souligne l’importance d’éduquer les jeunes sur les risques liés à l’utilisation de l’IA.
Elle les aide à réviser et organiser leur quotidien, leur donne des idées pour leur future orientation, leur prodigue des conseils de sorties et d’activités… Et est là pour les réconforter quand ils se sentent tristes ou stressés, jusqu’à parfois devenir leur confident privilégié. Loin d’être cantonnées à un rôle utilitaire, les IA conversationnelles ont largement investi la sphère intime et familiale des jeunes Français.
C’est ce que révèlent les résultats d’une enquête Ipsos-bva pour le compte du Groupe VYV et de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). Menée auprès de 3 800 jeunes Français, Allemands, Suédois et Irlandais âgés de 11 à 25 ans, elle montre que l’intelligence artificielle est de plus en plus considérée par les jeunes comme un soutien psychologique, quitte à oublier qu’ils lui transmettent des données personnelles potentiellement sensibles.
Une IA toujours présente et qui ne juge pas
« Cette évolution traduit une transformation profonde des usages numériques : l’IA ne se limite plus à un outil ludique, elle devient un interlocuteur accessible, disponible à tout moment, perçu comme non jugeant et facile d’accès, confirme la CNIL. Elle s’inscrit ainsi dans les parcours informels d’écoute, de conseil et de soutien dans la vie quotidienne. »
Ainsi, parmi le millier de jeunes Français interrogés, 35 % disent demander conseil à l’IA quand ils sont stressés, 33 % quand ils rencontrent des problèmes familiaux, amicaux ou amoureux et 32 % quand ils se sentent tristes ou en colère. Enfin, 26 % l’utilisent pour obtenir des conseils en cas de conflits, qu’il s’agisse de disputes avec leurs proches ou de harcèlement.
Au total, près de la moitié des jeunes Français interrogés (48 %) avouent utiliser l’IA pour parler de leurs sujets intimes et personnels. Toutes les tranches d’âge sont concernées, même si les 17-25 ans sont les plus nombreux à y recourir, tout comme les jeunes ayant une suspicion de trouble anxieux généralisé (68 % d’entre eux).
Mais pourquoi les jeunes se tournent-ils de plus en plus vers l’IA pour obtenir des conseils sur leur vie privée ? Parmi ceux l’utilisant fréquemment, 51 % apprécient qu’elle soit « toujours disponible pour répondre », tandis que 40 % jugent qu’il est plus facile de parler à une IA qu’à une vraie personne. 36 % citent par ailleurs le sentiment de se « sentir écouté(e) sans jugement » et 35 % avouent évoquer avec la machine des « choses qu’ils ne disent à personne ».
Pour certains répondants, discuter avec une IA générative se supplée même à la consultation d’un professionnel de la santé mentale. Sur l’ensemble des jeunes Français, 19 % avouent discuter avec une intelligence artificielle « parce qu’aller voir un psy coûte trop cher ». Ce taux grimpe même à 27 % chez les jeunes souffrant d’un trouble anxieux.
Une méconnaissance des risques liés à l’IA
Pour la CNIL, commanditaire de l’enquête, ces résultats s’inscrivent « dans un contexte préoccupant ». Alors que plus d’un jeune sur quatre présente une suspicion de trouble anxieux généralisé, nombreux sont ceux à ne pas mesurer les risques de livrer des informations personnelles et intimes à l’intelligence artificielle. 56 % des jeunes estiment ainsi qu’elle peut donner des conseils fiables, 56 % qu’elle respecte le secret de leurs échanges et 51 % qu’elle protège les informations qui lui sont confiées.
Or, l’enquête montre aussi que les répondants ne saisissent pas toujours l’ensemble des enjeux liés à l’usage de l’IA. Seuls 32 % déclarent par exemple savoir ce que deviennent les données qu’ils partagent avec ces outils.
En outre, l’IA peut aussi s’avérer un piètre conseiller puisque 34 % des jeunes déclarent s’être déjà sentis mal à l’aise à cause d’un conseil reçu sur leur vie personnelle.
D’où une nécessité, selon la CNIL et le groupe VYV : renforcer l’éducation au numérique de la jeune génération et les accompagner dans ses usages de l’intelligence artificielle. « Les IA conversationnelles collectent des données personnelles, parfois sensibles, sans que nous en ayons toujours conscience. Il est urgent d’expliquer aux jeunes comment ces systèmes fonctionnent, quelles traces ils laissent, et quels sont leurs droits », insiste Marie-Laure Denis, présidente de la CNIL. « L’enjeu n’est ni d’interdire ni de banaliser, mais de donner des repères clairs à une génération qui a déjà intégré ces outils dans sa vie quotidienne », abonde Stéphane Junique, qui préside le Groupe VYV.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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